Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Afrique du Sud Afrique du Sud Afrique du Sud Des manifestations contre l’immigration illégale, organisées depuis mi-mars, ont poussé le gouvernement d’Accra à proposer le rapatriement à des centaines de ses citoyens. Un premier vol, mercredi 27 mai, a déjà ramené près de 300 personnes. Article réservé aux abonnés Dans une rue du quartier des ambassades de Pretoria, des piles de valises et de bagages se sont formées devant le grand portail noir de la représentation diplomatique du Ghana, mardi 26 mai. A l’intérieur, le haut-commissaire – l’équivalent, dans les pays du Commonwealth, d’un ambassadeur – fait des allées et venues, supervisant le dispositif d’enregistrement des quelque 800 ressortissants de son pays souhaitant quitter l’Afrique du Sud. Un premier vol de rapatriement affrété par le gouvernement, avec près de 300 personnes à son bord, a déjà décollé mercredi ; un autre devrait suivre dimanche. « Il y a des gens du Cap-Oriental, du Cap-Nord, du Cap-Occidental qui sont venus de loin pour s’enregistrer et pouvoir partir », décrit Benjamin Quashie, qui a pris ses fonctions de haut-commissaire en octobre 2025. Environ 16 000 Ghanéens vivent en Afrique du Sud, selon le haut-commissariat. Sur le parking, Mustapha (il n’a pas voulu donner son nom) regarde le ballet des entrées et sorties d’un œil triste. « Moi, je n’ai pas peur, mais j’ai mon garçon de 3 ans. Sa vie est si importante pour moi. Et puis ma femme, aussi », explique le Ghanéen de 36 ans, qui s’est inscrit pour l’un des vols. « C’est mon devoir de les protéger », ajoute-t-il. Il vous reste 80.5% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Les tensions xénophobes poussent des centaines de Ghanéens à quitter l’Afrique du Sud
Des manifestations contre l’immigration illégale, organisées depuis mi-mars, ont poussé le gouvernement d’Accra à proposer le rapatriement à des centaines de ses citoyens. Un premier vol, mercredi 27 mai, a déjà ramené près de 300 personnes.










