Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Le Monde Afrique Le Monde Afrique Afrique du Sud Afrique du Sud Afrique du Sud Les militants antimigrants du mouvement March and March ont donné jusqu’au 30 juin aux étrangers pour quitter le pays. Ils sont des milliers à faire leur valise. Article réservé aux abonnés La vie de Mishack Banda, un Malawite de 29 ans, venu en Afrique du Sud dans l’espoir d’échapper à la misère, s’est achevée vendredi 19 juin, sur le bord d’une rivière, près de la ville de Pietermaritzburg, dans la province du Kwazulu-Natal (sud-est). L’homme avait fui une descente de militants antimigrants, armés de bâtons, dans le campement de fortune où il résidait, baptisé Jika Joe. Mais contrairement aux autres Malawites du lieu, qui ont détalé comme lui, Mishack Banda n’a pas réussi à semer les lyncheurs lancés à ses trousses. Son corps a été retrouvé inanimé, au milieu des roseaux, le visage et le crâne tailladés. « C’est comme s’ils avaient voulu le découper en tranche, a confié Nonkanyiso Dlamini, sa compagne sud-africaine, à News24, un média local en ligne. Je n’arrive pas chasser cette image de mon esprit. » Quelques heures avant le drame, une manifestation avait été organisée devant la mairie de Pietermariztburg, à l’initiative de March and March. Ce mouvement xénophobe, en pleine ascension, qui accuse les migrants clandestins de tous les maux du pays (le chômage à 32 %, l’insécurité galopante, le trafic de drogues, etc.), leur a donné jusqu’au 30 juin pour quitter l’Afrique du Sud. Cet ultimatum, lancé en dehors de tout cadre légal, accapare le débat politique depuis plusieurs semaines. Il vous reste 86.17% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
En Afrique du Sud, l’exode forcé des étrangers visés par une violente campagne xénophobe
Les militants antimigrants du mouvement March and March ont donné jusqu’au 30 juin aux étrangers pour quitter le pays. Ils sont des milliers à faire leur valise.
















