Question à un expert

Initialement instaurée pour un an seulement au titre de l’imposition des revenus de 2025, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) a été prorogée par la loi de finances pour 2026 adoptée en février jusqu’à ce que le déficit public passe sous la barre des 3 % du produit intérieur brut. La pérennisation de ce dispositif s’accompagne d’un certain nombre de modifications.

Pour mémoire, cette contribution s’applique aux contribuables résidents fiscaux français dont les revenus annuels excèdent 250 000 euros pour un contribuable seul et 500 000 euros pour des contribuables mariés ou pacsés, et vise à soumettre ces revenus à une imposition minimale de 20 %. La CDHR est alors égale à la différence positive entre 20 % du revenu fiscal de référence du foyer fiscal et la somme de l’impôt sur le revenu (IR), de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus et, le cas échéant, des prélèvements libératoires de l’impôt sur le revenu.

A la suite de cette première année d’imposition, le législateur a procédé à des corrections applicables à compter de l’imposition des revenus de 2026.

Une anomalie corrigée