Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Cinéma Cinéma Cinéma Cinéphage, le sociologue, mort vendredi 29 mai, à l’âge de 104 ans, a étudié le cinéma, industrie de rêve et de stars, et figure même au générique de deux films. Article réservé aux abonnés Sensible à l’esprit du temps et à la culture de masse, subjugué lorsqu’il était adolescent par l’actrice allemande Brigitte Helm – celle qui incarna le robot dans Metropolis (1927), de Fritz Lang, et la mystérieuse Antinea dans L’Atlantide (1932), de Georg Wilhelm Pabst –, Edgar Morin a signé deux essais sur le cinéma, explorations de la mondialisation de l’imaginaire du XXe siècle. Dans Le Cinéma ou l’homme imaginaire (Editions de Minuit, 1956), il fait de l’invention des frères Lumière la plus puissante machine à rêver de tous les temps et s’interroge sur les mythes nés dans les salles obscures, la façon dont ils agissent sur la conscience collective. Réflexion prolongée dans Les Stars (Editions de Minuit, 1957) : suscitant un véritable culte, les divinités de l’écran ont deux vies, écrit-il, celles de leurs films et celle de leur vie réelle. « La première tend à commander ou à happer l’autre. Les stars, dans leur vie quotidienne, sont comme condamnées à singer leur vie de cinéma vouée à l’amour, aux drames, aux fêtes, aux jeux et aux aventures. Leurs contrats leur font même obligation d’imiter leur personnage d’écran, comme si celui-ci détenait l’authenticité. » Il vous reste 52.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.