EconomieLa ChineCommerce mondial. Le choc de compétitivité imposé par la Chine n’obéit pas aux règles habituelles. Pour résister, le Vieux Continent doit faire beaucoup plus, prévient l'économiste Sander Tordoir.Publié le 30/05/2026 à 08:00bookmarkLe président français Emmanuel Macron fait un geste en direction d'enfants aux côtés du président chinois Xi Jinping lors d'une cérémonie d'accueil au Grand Hall du Peuple à Pékin, en Chine, le 4 décembre 2025.EPACe sera, à coup sûr, l'un des sujets brûlants du prochain G7 organisé en France, du 15 au 17 juin à Evian. A force de gagner en compétitivité de manière déloyale, la Chine déstabilise des pans entiers de l'économie occidentale, Allemagne en tête. Les analystes estimaient que la Chine exporterait 10 millions de voitures par an d'ici la fin de la décennie. Or, les exportations chinoises du quatrième trimestre 2025 ont déjà atteint ce seuil en rythme annualisé. L'an passé, les volumes chinois exportés ont progressé deux fois plus vite que le commerce mondial, et cette dynamique s'est encore renforcée au premier trimestre 2026, avec une croissance de 15 %. Goldman Sachs indique que cette vague pourrait amputer la croissance allemande de 0,2 à 0,3 % par an jusqu'en 2029. Un autre rapport, celui du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, souligne que la concurrence chinoise pourrait menacer jusqu'à 55 % de la production manufacturière européenne à moyen terme - 35 % en France, 70 % en Allemagne. L'Europe peut encore réagir, assure Sander Tordoir, le chef économiste du Center for European Reform. Mais le temps presse. Et il lui faudra jouer d'autres cartes, en sus de l'Industrial Accelerator Act, car celui-ci comporte des failles.
Industrie européenne : "La pression chinoise s'exerce sur trois fronts, c'est sans précédent !"
Le choc de compétitivité imposé par la Chine n’obéit pas aux règles habituelles. Pour résister, le Vieux Continent doit faire beaucoup plus, prévient l'économiste Sander Tordoir.














