Un camion passe devant une installation en bois portant l’inscription « route de la mort » sur la route nationale RN19, entre Pomoy et Genevreuille (Haute-Saône) le 3 février 2026. SEBASTIEN BOZON/AFP
La mortalité sur les routes françaises a augmenté de 2,4 % en 2025, avec 3 515 morts. Plus précisément, l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a publié vendredi 29 mai des résultats définitifs faisant état de 3 263 tués en France métropolitaine et de 252 sur les routes d’outre-mer.
« Le bilan 2025 de l’accidentalité routière est un choc », a réagi dans un communiqué Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’intérieur. Soulignant que de nombreux drames « sont encore causés par des comportements excessifs à risque », la ministre a évoqué des vies « qui auraient pu être sauvées ». « Derrière chaque mort sur la route, il y a une famille brisée », a-t-elle rappelé, refusant de « considérer ces décès comme une fatalité ».
Les statistiques mettent en évidence que la vitesse excessive ou inadaptée constitue le premier facteur des accidents mortels en métropole, présente dans 29 % des cas, devant l’alcool (21 %), l’inattention (13 %) et les stupéfiants (11 %). Les hommes sont aussi les principaux auteurs de ces drames. Ils représentent 77 % des tués et 83 % des conducteurs présumés responsables d’accidents mortels sur le territoire métropolitain.









