Publié le 29/05/2026 10:58

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Après 50 ans d'existence, l'enseigne française de chaussures Minelli ferme définitivement ses portes. Placée en redressement judiciaire depuis mars, l'entreprise, qui emploie 86 personnes, n'a pas trouvé de repreneur.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Un avant-dernier lever de rideau avant la fermeture définitive de Minelli durant le week-end. Avec des prix bradés, les clients achètent leur dernière paire de chaussures et les habitués regrettent déjà cette marque française emblématique. "C'était une boutique qui nous permettait de nous faire plaisir avec des tarifs qui étaient assez raisonnables", réagit une cliente.C'est la fin de plus de cinquante ans d'histoire pour l'entreprise marseillaise, qui a compté jusqu'à 600 salariés, contre 86 aujourd'hui. En difficulté financière depuis trois ans, Minelli n'a pas trouvé de repreneur.Il s'agit d'une nouvelle disparition de taille dans le marché du prêt-à-porter. "On voit de plus en plus de boutiques fermées. Il y a une enseigne Naf Naf qui était juste à côté, qui a fermé aussi", constate une passante. "Les centres-villes se vident, c'est triste. Les gens, maintenant, préfèrent aller sur Internet, donc il ne faut pas s'étonner", commente une autre. Face aux nouvelles habitudes de consommation portées par les plateformes d'ultra-fast-fashion, les boutiques ne peuvent pas lutter contre cette concurrence, ce qui peut créer un cercle vicieux. "Plus les plateformes évoluent, plus elles grandissent, moins il y a de boutiques et moins il y a de boutiques, moins les gens se déplacent dans les centres commerciaux, moins les gens vont dans les centres-villes. Ce sont donc des centres-villes qui meurent, ce sont des marques qui meurent", souligne Yann Rivoallan, président de la Fédération française du Prêt à Porter Féminin.En deux ans, près de 20 marques françaises de prêt-à-porter ont été liquidées ou placées en redressement judiciaire.