Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Nucléaire Nucléaire Nucléaire Alors que le rachat des parts des actionnaires minoritaires de l’électricien en 2023 avait coûté 9,7 milliards d’euros, le retour de l’Etat à 100 % de son capital « n’a apporté aucun financement nouveau », déplore l’institution de la rue Cambon. Article réservé aux abonnés Ce fut d’abord une promesse d’Emmanuel Macron, en mars 2022, alors en campagne pour un second mandat présidentiel. Puis c’est devenu un symbole politique à 9,7 milliards d’euros, soit le montant que l’Etat a dû débourser pour reprendre le contrôle à 100 % de l’électricien national EDF, en juin 2023. « Un investissement dont l’utilité n’est pas démontrée à ce jour », cingle à présent la Cour des comptes, dans un rapport publié jeudi 28 mai. D’après ce document de 60 pages, « ni les impératifs de souveraineté et d’indépendance énergétiques, ni les besoins de financement du groupe ou la volonté de renforcer son pilotage opérationnel n’imposaient en effet une détention à 100 % de la société EDF par l’État alors que l’État contrôlait déjà (…) près de 84 % du capital de la société ». Cette « opération coûteuse pour l’Etat » a même été la plus grosse acquisition faite par l’Agence des participations de l’Etat (APE), depuis ses débuts en 2004. Elle a été possible par l’octroi d’une « prime non négligeable » aux actionnaires minoritaires. C’est-à-dire par le rachat de leurs actions au prix de 12 euros l’unité, alors que leur cours de Bourse, en 2022, tournait plutôt autour de 8,50 euros. Cette « prime » de plus de 40 % n’a pas empêché certains de se sentir lésés et d’engager des recours. Loin derrière les parts de l’Etat, 15 % du capital étaient jusque-là détenus par des investisseurs institutionnels et particuliers, et 1,3 %, par des actionnaires salariés. Il vous reste 56.53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.