Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Les Décodeurs Les Décodeurs Nucléaire Nucléaire Nucléaire L’entreprise peine à rassurer sur le bon déroulement des travaux de déconstruction et d’assainissement du site alsacien, lancés par décret début mai. EDF n’a encore jamais achevé le démantèlement d’un réacteur. Ces chantiers sont pourtant cruciaux pour l’avenir de la filière. Article réservé aux abonnés Vingt ans de travaux et 1,4 milliard d’euros pour un « retour à l’herbe » : voilà le programme officiel du démantèlement des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), officialisé par décret, le 3 mai. Ce calendrier, pourtant, reste théorique. Depuis un demi-siècle, ces chantiers s’enlisent, et leurs coûts ne cessent de dériver. Au point qu’à l’heure actuelle, aucun réacteur d’EDF n’a encore été complètement déconstruit. Et selon les projections de l’entreprise, les plus anciennes centrales pourraient attendre jusqu’en 2100 pour disparaître. Le parc nucléaire français est vieillissant : les réacteurs les plus anciens sont déjà arrêtés et en voie de déconstruction, et ceux du type de Fessenheim ont aujourd’hui 40 ans en moyenne, la durée de vie prévue à l’origine. Même si les orientations politiques récentes semblent favoriser la prolongation de leur exploitation jusqu’à au moins 60 ans, une vague sans précédent de démantèlements se profile à l’horizon 2050. Il vous reste 85.05% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.