Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Hausse des prix des carburants Hausse des prix des carburants Hausse des prix des carburants Auditionné, mercredi, par la commission des finances de l’Assemblée nationale, Patrick Pouyanné a estimé que le plafonnement des prix à la pompe avait généré un manque à gagner de 200 millions d’euros pour TotalEnergies. Une opération brandie par le groupe pétrolier pour répondre aux menaces d’une taxation des « superprofits ». Article réservé aux abonnés Qui a dit que TotalEnergies ne redistribuait pas suffisamment ses bénéfices ? Auditionné, mercredi 17 juin, par la commission des finances de l’Assemblée nationale, son PDG, Patrick Pouyanné, a multiplié les arguments chiffrés pour tenter d’étouffer la controverse qu’a déclenchée le profit colossal (5 milliards d’euros) engrangé par le pétrolier au premier trimestre, sur fond de guerre au Moyen-Orient. « Nous sommes l’entreprise française qui paie le plus d’impôts sur les bénéfices au monde », a-t-il martelé. Soit, à la louche, 100 milliards de dollars au cours des cinq dernières années, avec un taux moyen de 43 %, bien supérieur au taux français d’impôt sur les sociétés (IS) de 25 %. « Il est assez facile d’en déduire (…) qu’on n’est pas très bon dans les délocalisations de nos profits dans des pays à faible fiscalité », a-t-il ironisé. Certes, le groupe échappe régulièrement à l’IS en France ; mais c’est parce que ses activités tricolores sont généralement déficitaires, ce qui, d’ailleurs, ne devrait pas être le cas cette année. En règle générale, la major est d’abord imposée là où elle enregistre des bénéfices, c’est-à-dire majoritairement dans les pays producteurs d’hydrocarbures, a-t-il expliqué. Il vous reste 67.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.