« On voulait raconter quelque chose de fondamental : comment des êtres humains vivent dans un système autoritaire, comment ils peuvent résister et se battre de l’intérieur. » C’est ainsi que Matt Wolpert résume l’ambition de Star City, thriller paranoïaque dont il est le showrunner aux côtés de Ben Nedivi. La série, qui est dérivée de For All Mankind, explore une « réalité alternative » : l’URSS est le premier pays à envoyer des humains sur la Lune dans les années 1970 grâce à un programme spatial ultrasecret. « On était fascinés par ces cosmonautes et ces ingénieurs soviétiques qui vivaient dans cette ville cachée en pleine forêt qui n’apparaissait sur aucune carte », ajoute-t-il.Selon Ben Nedivi, Star City semble plus pertinente que jamais. « Comme on l’a appris avec For All Mankind, l’histoire se répète. Et l’idée selon laquelle le monde dans lequel on vit est stable, je crois que la plupart des gens qui lisent les nouvelles le matin ne peuvent plus s’y accrocher », confie-t-il. Survivre et s’épanouir, peut-être, dans un système qui oppresse et espionne ses citoyens est de fait au cœur de la série. « Ce qui est frappant, c’est que la surveillance qu’on vit aujourd’hui est en grande partie volontaire. Combien de fois clique-t-on sur “accepter tous les cookies” [sur un site Internet] ? On publie notre vie en ligne. Nos données sont partout. À cet égard, la série résonne vraiment », croit pour sa part l’actrice Agnes O’Casey, qui prête ses traits au personnage d’Irina Morozova, une agente du département de la Surveillance du programme spatial soviétique.
«Star City»: objectif Lune, à tout prix
Matt Wolpert et Ben Nedivi ont imaginé une course à l’espace remportée par l’URSS pendant la guerre froide.










