Publié le 28/05/2026 22:53
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Parmi les conséquences de la guerre au Moyen-Orient en France, la crainte de pénuries de masques, de gants, de cathéters ou encore de seringues gagne du terrain. Le plastique manquera-t-il pour fabriquer les matériaux des hôpitaux ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Une usine française à plein régime, et pourtant menacée par la crise pétrolière mondiale. À Bourg-en-Bresse (Ain), dans ses ateliers, près de 1 000 objets médicaux à usage unique sont fabriqués chaque jour. "Tout ce qui est fait ici, ce sont des dispositifs médicaux, utilisés pour tout ce qui touche la thérapie des soins respiratoires", décrit Thierry Bieler, le directeur général de Int' Air Medical. Tous sont fabriqués en plastique, comme des tubes indispensables pour les patients en réanimation. Mais avec la guerre en Iran, leur coût de production a augmenté de 25%. "On va se retrouver à peu près sur des augmentations de l'ordre de 30 à 40 000 euros par mois des matières premières. Si j'augmente pas mes prix, dans trois mois, on arrête, c'est évident. On ne pourra pas continuer", déplore le directeur. Ici, le plastique est en majorité importé du Moyen-Orient. Or, les circulations de pétrole nécessaires à la fabrication du plastique ont fortement ralenti. Le polyéthylène, l'un des plastiques les plus utilisés au monde, ici sous forme de billes, a vu son prix grimper en flèche : de 824 à 1 055 euros la tonne. Conséquence à l'hôpital de Gonesse (Val-d'Oise), où l'on compte 950 lits, la facture des équipements de première nécessité a gonflé. "On a un fournisseur de surblouses qui nous a sollicité pour une hausse de prix, liée au contexte géopolitique actuel", explique Clara Brunel, la directrice des achats du GHT Plaine de France. Plus 15% d'augmentation. Pour ses achats du quotidien, l'hôpital consacre un tiers de son budget, 30 millions d'euros par an. Mais avec ces hausses, le déficit risque de se creuser. "Il est très probable que l'établissement doit supporter une hausse de ses dépenses d'achat", poursuit-elle. Si pour l'instant le ministère de la Santé affirme ne pas avoir identifié de pénuries de matériel, les autorités concèdent des risques potentiels à plus long terme.















