Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Finances publiques Finances publiques Finances publiques Le gouvernement a commencé, jeudi 28 mai, à dévoiler comment il compte économiser 4 milliards d’euros pour tenir son budget malgré la hausse des prix des carburants qui percute l’économie. Des crédits de 847 millions d’euros sont annulés, et 3,2 milliards sont gelés. Article réservé aux abonnés Les parlementaires commençaient à bouillir d’impatience. Après des semaines de flou, le gouvernement a donc fini par lever un peu le voile, jeudi 28 mai, sur les mesures d’économie jugées nécessaires pour faire face à l’impact financier provoqué par la guerre au Moyen-Orient. Dans l’immédiat, 847 milliards d’euros de crédits ouverts dans le budget 2026 vont être purement et simplement annulés par décret. En outre, 3,2 milliards vont être gelés, c’est-à-dire bloqués, mais susceptibles d’être utilisés plus tard si la situation s’améliore. Tous les ministères devraient être concernés, sauf les armées et la justice. Le 21 avril, à l’occasion d’un comité d’alerte des finances publiques, le premier ministre, Sébastien Lecornu, avait fourni une première évaluation du coût de la guerre pour le pays : 6 milliards d’euros. Il avait immédiatement promis des mesures de redressement de même ampleur, dont 4 milliards d’euros pour le budget de l’Etat et 2 milliards d’euros pour les dépenses sociales, afin de ne pas aggraver le déficit prévu pour l’année. Depuis, les ministres de Bercy répètent qu’ils pilotent le budget « à l’euro près » : chaque euro que la guerre retire des caisses publiques doit être compensé par un euro d’économie. Il vous reste 72.77% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.