Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Alors que la France connaît une vague de chaleur intense et précoce, certains scientifiques ou militants proposent de baptiser ces épisodes comme on nomme les ouragans, afin d’améliorer la prise de conscience du danger. Cette approche ne fait pas l’unanimité. Article réservé aux abonnés La chaleur a ses records et ses morts. Doit-elle avoir aussi des prénoms ? Alors que la France connaît un épisode caniculaire aussi intense que précoce, long et étendu, une proposition progresse dans certains milieux scientifiques et politiques : baptiser les vagues de chaleur comme on nomme les ouragans ou les tempêtes. Une manière, selon ses défenseurs, de rendre visible un danger encore sous-estimé et de mieux s’y préparer. Une stratégie de communication risquée, rétorquent d’autres chercheurs, qui doutent de son efficacité réelle. L’idée n’est pas seulement théorique. En Italie, le service météo privé Il Meteo nomme certains anticyclones responsables de fortes chaleurs en puisant des références dans l’histoire mythologique ou classique. Ces dernières années, il a ainsi parlé de Lucifer et de Cerbère, le chien à trois têtes qui garde l’entrée du royaume d’Hadès, les enfers de la Grèce antique. En 2022, Séville est devenue la première ville à officiellement baptiser des vagues de chaleur. La première fut nommée Zoe, puis l’année suivante vit se succéder Yago, Xenia, Wenceslao et Vera. L’initiative, appelée pro-meteo, a été lancée par le Centre de résilience climatique du cercle de réflexion américain Atlantic Council avec la mairie et l’université de la capitale andalouse. Il vous reste 80.1% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Faut-il donner des noms aux canicules, comme Lucifer ou Zoe, pour mieux s’y préparer ?
Alors que la France connaît une vague de chaleur intense et précoce, certains scientifiques ou militants proposent de baptiser ces épisodes comme on nomme les ouragans, afin d’améliorer la prise de conscience du danger. Cette approche ne fait pas l’unanimité.















