Publié le 28/05/2026 13:56

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"Envoyé spécial" a accompagné une infatigable chanteuse de 83 ans qui remet pour la première fois les pieds sur sa lointaine terre natale, au Vietnam. Dans cet extrait, la voici à la recherche de la maison de son enfance "au bout du monde, sur un autre continent".

Cinquante ans de carrière, octogénaire et infatigable... Les équipes d'"Envoyé spécial" ont dû s'accrocher pour suivre sur les traces de son enfance celle qui célèbre en chansons sa cousine Bécassine ou le "lapin qui a tué un chasseur". Dans les rues de Hô Chi Minh-Ville au Vietnam, où "tout va vite , les vélos, les motos, dans tous les sens", Chantal Goya reconnaît l'énergie qui l'anime depuis toute petite.Cinquante ans après la fin de la guerre du Vietnam, sa trépidante capitale économique incarne la renaissance du "pays du Dragon". Depuis que la chanteuse y a vu le jour en juillet 1942, l'ancienne Saïgon a bien changé, avec ses 13 millions d'habitants et ses gratte-ciels futuristes qui côtoient les vestiges coloniaux, telle la cathédrale Notre-Dame de Saïgon, construite par les colons français à la fin du XIXe siècle. C'est là que la petite Chantal de Guerre a été baptisée, dans cette "très belle cathédrale au bout du monde, loin du pays où [elle] habite, sur un autre continent".Pour ce retour aux sources riche en émotions, Chantal Goya est accompagnée de son producteur Damien Nougarède et de sa fille Clarisse. Il commence au marché central de Ben Thanh, un grand bazar où l'on vend de tout et où déjeunent Saïgonais et touristes. Dans les allées, un photographe de Paris Match la suit pour une double page sur "Bécassine au Vietnam", des Françaises d'Aix-en-Provence abordent la chanteuse qu'elles ont "toujours connue"...Hors de la ville, à une heure trente de route, la chanteuse retrouve la plantation de caoutchouc que dirigeait son père. C'était avant que la famille ne fuie l'Indochine française envahie en 1945 par les Japonais alliés de l'Allemagne nazie... La maison de son enfance, à quelques kilomètres, existe-t-elle encore ? Pour la retrouver, Chantal Goya n'a qu'une simple photo sur son smartphone et l'aide téléphonique de son frère Alain, resté en France.Après quelques fausses pistes, voilà "un environnement qui [lui] parle". Une maison familiale de taille moyenne, avec un escalier qui ressemble à celui de leurs souvenirs, à son frère et à elle. Leur mère ne serait pas contente, car "le jardin n'est pas entretenu"... mais c'est bien la maison, "restée dans son jus", "exactement comme si elle [les] attendait..."Les parents de Chantal et Alain, décédés aujourd'hui, ne sont jamais revenus. Quatre-vingts ans plus tard, c'est la première fois que leur fille foule à nouveau sa terre natale, et elle n'a "aucun regret" d'avoir "suivi son étoile depuis [s]a naissance". "Tout a été inventé d'abord par mes parents, et moi j'ai pris la suite avec mes enfants, mes petits-enfants, la famille, Jean-Jacques [Debout, son mari et compositeur depuis soixante ans]... C'est comme si quelqu'un guidait ma vie, confie-t-elle. Donc j'ai toujours avancé."Extrait de "Chantal Goya, l'enfance d'une vie", un reportage à voir dans "Envoyé spécial" le 28 mai 2026.> Les replays des magazines d'info de France Télévisions sont disponibles sur le site de franceinfo, rubrique "Les émissions".