Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Armée Armée Armée Devant la hausse des menaces, les sénateurs ont adopté en commission plusieurs amendements visant à porter à 450 milliards d’euros la trajectoire de la loi de programmation militaire d’ici à 2030. Et ce, alors que le Haut Conseil des finances publiques a alerté sur le fait que la France n’a pas les moyens de ses ambitions. Article réservé aux abonnés Alors que le texte actualisant la loi de programmation militaire (LPM) a commencé à être examiné au Sénat depuis mardi 19 mai, le président de la commission des affaires étrangères et de la défense, Cédric Perrin (Les Républicains, Territoire de Belfort), a annoncé, mercredi 27 mai, lors d’une conférence de presse, que plusieurs amendements visant à augmenter le budget de la défense au-delà de la hausse initiale demandée par le gouvernement ont été adoptés et seront débattus en séance publique entre le 2 et le 9 juin. Au lieu des 400 milliards d’euros actuellement prévus pour les armées jusqu’en 2030 dans le cadre d’une trajectoire arrêtée depuis 2023, le Sénat propose d’ajouter 50 milliards à cet effort déjà conséquent. Une hausse qui va au-delà de l’augmentation de 36 milliards d’euros pourtant adoptée en première lecture par l’Assemblée nationale, le 19 mai (440 voix contre 122). Si la copie du Sénat n’est pas retoquée, ce sont donc 450 milliards d’euros que se verront promettre les armées d’ici à la fin de la décennie. « Le texte actuel de la LPM se contente de sincériser les besoins des armées, nous proposons de tirer vraiment les conséquences de la hausse des menaces », a justifié M. Perrin. « C’est une question de cohérence », a-t-il ajouté, rappelant que le Sénat dénonce depuis longtemps – comme de nombreux experts – la sous-évaluation des besoins inscrits dans la LPM votée en 2023, dans la foulée du déclenchement de la guerre en Ukraine. Une trajectoire grevée depuis par l’inflation et la multiplication des théâtres où sont engagées les forces françaises. Il vous reste 69.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.