Publié le 27/05/2026 22:08
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Alors qu'ils menaçaient de faire grève pour réclamer un meilleur partage des profits générés par l'intelligence artificielle, les employés de Samsung Electronics, en Corée du Sud, vont finalement recevoir une prime record équivalente à 290 000 euros en moyenne chacun.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Le grand sourire d'un représentant du personnel. Accord conclu pour une prime record. Les employés de Samsung Electronics, en Corée du Sud, toucheront en moyenne 290 000 euros chacun. À Paris, mercredi 27 mai, devant une boutique du groupe, les passants ont du mal à y croire. "La question que je me pose, c'est : Est-ce que c'est une blague ?", s'étonne un homme. "Je vais demander à Samsung s'ils n’ont pas un petit peu de rab", plaisante une femme.Pourtant, il y a quelques jours encore, les employés de Samsung en Corée du Sud menaçaient de faire grève. Ils réclamaient un meilleur partage des profits générés par l'intelligence artificielle. Samsung Electronics en est l'une des têtes d'affiche. L'entreprise produit des puces mémoire, indispensable à cette technologie. Plutôt que de risquer l'immobilisation de la chaîne de production, la direction a donc cassé la tirelire.Pour 78 000 employés sud-coréens, une enveloppe totale de 22 milliards d'euros cette année. Rien d'insurmontable pour l'entreprise qui génère plus de 12% de la richesse sud-coréenne. "Un acteur comme Samsung, à lui tout seul, il peut bloquer toute une industrie. Donc, l'impact d'une grève aurait pu être mondial et aurait pu avoir des conséquences assez négatives sur l'économie de la Corée du Sud. Donc, forcément, quand les employés de Samsung menacent de faire grève, on les écoute et on répond à leurs problématiques", explique Nicolas Lellouche, journaliste tech Numerama.Avec ces primes colossales, Samsung veut garder ses talents et en attirer d'autres. Mais ces montants font aussi grincer des dents chez certains concurrents qui craignent que leurs salariés réclament eux aussi leur part du gâteau.











