Les termes sont énoncés de manière aussi policée que possible. Mais la conclusion de l’avis de 38 pages, publié le 27 mai par le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE), est quant à elle tranchée. Invité à se prononcer sur la pertinence de mettre en œuvre une allocation de solidarité unifiée (ASU), cet organe consultatif placé sous l’autorité du premier ministre est formel : à ce stade, rien ne va. Ses soixante-quatre membres invitent donc le gouvernement à retirer ce texte « sous cette forme et dans ce calendrier ». Ce projet de loi, voulu par le gouvernement, prévoit d’harmoniser le calcul du revenu de solidarité active (RSA), de la prime d’activité et de l’aide personnalisée au logement (APL) dans un compte social unique.