Publié le 27/05/2026 17:39

Mis à jour le 27/05/2026 17:39

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C'est une des conséquences de la baisse des aides aux entreprises pour les apprentis : les embauches reculent et cela devrait s'accentuer dans les mois qui viennent. Le soutien à l'apprentissage s'essouffle, ce qui inquiète en premier lieu les étudiants. Car les aides aux entreprises sont maintenant ciblées, comme à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Sur un chantier, des ouvriers installent des climatisations. Parmi eux, Antonio Romero, 18 ans, et Mariano Corso, 25 ans. Tous deux sont étudiants en alternance dans une entreprise de 15 salariés. Depuis deux ans, ils partagent leur temps entre les cours et le travail : "C'est super important d'être sur le terrain et c'est là où on apprend le plus", souligne l'un d'eux. "Quand on a fait une alternance, c'est plus facile de trouver du travail derrière. Alors que les gens qui sont seulement sur l'école, c'est plus compliqué pour eux", ajoute le second.Ici, le patron a recruté sept alternants. Jusqu'à présent, il percevait jusqu'à 6 000 euros d'aide par étudiant. Mais l'an prochain, ce montant va diminuer. De quoi le faire hésiter pour la suite. "Si demain, pour être transparent, un alternant me revient quasiment le même coût qu'un salarié, autant prendre quelqu'un de déjà expérimenté", reconnaît Quentin Vitale, gérant de la société Vitale Climat à Marseille (Bouches-du-Rhône).Ces restrictions inquiètent les employeurs et les futurs alternants. Des CV envoyés par centaines, restés souvent sans réponse. Sur les réseaux sociaux, beaucoup partagent leurs difficultés à trouver un contrat. À Marseille, dans une petite entreprise d'événementiel, une seule alternante a été recrutée cette année au lieu des deux habituelles. Une chance pour Anne-Lise Guerrout, car ce contrat lui permet de financer son école de commerce : "Mon master, j'ai souhaité le faire dans une école où les frais sont très élevés. Et donc, clairement, si je ne trouvais pas d'alternance, je ne restais pas dans cette école parce que je n'avais pas les moyens de financer", explique la jeune femme. En 2022, le patron touchait 8 000 euros d'aide par an par étudiant. L'an prochain, ce sera 2 000. "On est sur 6 000 euros de moins à l'année d'aide. Donc 6 000 euros, ce n’est quand même pas neutre pour une petite structure comme la nôtre", souligne Xavier Bleuzé, gérant de l’entreprise "Com’On Business".L'an dernier, 65 000 contrats d'alternance ont disparu selon les chiffres de l'Insee.