La plateforme Mon master. HELENE DECAESTECKER / VOIX DU NORD/MAXPPP

Amandine Quitté, 25 ans, peut enfin souffler. La jeune femme, qui avait postulé à des masters en alternance dans l’édition, vient d’apprendre que l’entreprise Edith & Nous, qui met en relation auteurs et éditeurs, pouvait l’accueillir à partir de la rentrée. L’étudiante en master 2 d’études sur le genre à Paris-I Panthéon-Sorbonne a souhaité faire un second master, plus professionnalisant. « J’ai commencé mes recherches d’alternance avant même d’avoir les résultats de Mon master parce que je me suis dit que j’avais peu de risques de pas l’obtenir », rapporte Amandine Quitté, qui a validé son premier master avec 15 de moyenne. Elle avait demandé une dizaine de formations en apprentissage.

Amandine Quitté s’était donné pour mission de trouver une entreprise le plus rapidement possible. Une recherche qui peut s’apparenter à un chemin de croix pour les étudiants. « Si je n’ai pas d’alternance, je n’ai pas de master », résume Emma (qui n’a pas souhaité donner son nom de famille). La jeune femme de 21 ans, qui a déposé son CV auprès d’une cinquantaine d’entreprises, n’avait obtenu mi-mai qu’un seul préentretien téléphonique. « Je trouve que, par rapport aux candidatures en formation initiale, la charge mentale est beaucoup plus importante », s’inquiète l’étudiante en licence de sciences de la vie et de la Terre à l’université Bretagne-Sud, à Vannes (Morbihan), qui a fait neuf demandes en alternance dans toute la France. « Je commence à paniquer », confie-t-elle.