Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag Iran Iran Iran Avocate de la Prix Nobel de la paix Narges Mohammadi, la pénaliste d’origine iranienne se tient aux côtés des victimes du régime des mollahs. Attachée à défendre les droits des femmes, elle met en scène cette expertise dans une pièce où elle incarne la procureure du patriarcat. Article réservé aux abonnés Elle arrive un peu en avance et c’est, souligne-t-elle, exceptionnel. Chirinne Ardakani, 34 ans, fard à paupières aux couleurs de l’arc-en-ciel, Perfecto en cuir noir, bracelets aux poignets et bagues aux doigts, court toujours et partout. Ce jour-là, cette militante pour les droits humains et avocate pénaliste, qui défend aussi les étrangers, sort d’une audience. Le rouge à lèvres carmin qu’elle portait au tribunal s’est estompé sur le chemin, mais le feu qu’elle dégage réchauffe instantanément le Théâtre de la Concorde, désert à cette heure. Le 2 juin, elle investira le lieu pour une nouvelle représentation du Procès fictif d’une histoire mondiale du patriarcat, qu’elle a déjà joué à guichets fermés en juin et en octobre 2025. Chirinne Ardakani dégage la même ferveur sur les planches, en tête de cortège de manifestations féministes, à la tribune de l’assemblée générale d’Amnesty International et dans les prétoires des tribunaux. Pour créer ce « procès fictif du patriarcat » qu’elle a écrit et dans lequel elle incarne la procureure, elle a mis à profit son expérience d’avocate, sa colère, son éloquence et sa culture. Il vous reste 80.43% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.