C’est une séquence qui passe mal. À l’occasion d’un reportage consacré à Patrick Bruel, ce dimanche, l’émission de TF1 « Sept à Huit » a recueilli les témoignages de plusieurs femmes, qui accusent le chanteur de viol et d’agression sexuelle, mais également de proches qui le défendent, comme Clémentine Jaraud, sa maquilleuse.Cette dernière, qui travaille avec lui depuis 36 ans, affirme n’avoir jamais vu de comportement déplacé de la part du chanteur, qui fait l’objet d’une trentaine d’accusations pour viol, agression sexuelle et tentative de viol. Quatre plaintes pour viols ont été déposées en France et une enquête judiciaire a été ouverte pour agression sexuelle en Belgique. Le chanteur, qui nie les faits, bénéficie de la présomption d’innocence.« Elle n’avait jamais eu la moindre once d’angoisse »À visage découvert, Clémentine Jaraud, qui maquille Patrick Bruel depuis trois décennies, affirme n’avoir jamais été victime ni témoin d’un geste déplacé. « Je bosse avec lui depuis que je suis très jeune. Si ça avait été quelqu’un comme certaines femmes le décrivent, peut-être qu’il aurait été déplacé avec moi », explique-t-elle, avant d’ajouter : « Ça n’a jamais été le cas, ni avec la copine d’à côté, ni avec l’habilleuse, ni avec la coiffeuse ni tous les gens avec lesquels on a travaillé. Jamais personne n’est venu se plaindre. »Pour la maquilleuse, le comportement de Patrick Bruel lui serait forcément revenu aux oreilles : « Nous, on est dans les petits coins des loges, on entend beaucoup de choses, hein. On passe dans les couloirs, on entend des choses, on a beaucoup de secrets dans nos têtes… Donc oui, je pense que j’aurais été au courant », estime-t-elle.À voir aussiInterrogée sur les accusations de Flavie Flament, qui a déposé plainte contre Patrick Bruel pour des faits qu’elle dit avoir subis à l’âge de 16 ans, la maquilleuse explique que « Flavie venait voir tout le monde dans les loges pour dire bonjour ». « D’ailleurs, elle était très très gentille avec lui. Elle n’avait jamais eu la moindre once d’angoisse ou de stress (…) Quand les gens n’ont pas envie de se croiser, ils ne se croisent pas », poursuit la maquilleuse, avant d’ajouter : « On ne va pas dans la loge d’un artiste quand on n’a pas envie de le voir. »« Donc toutes ces femmes sont juste folles ? »Les propos de Clémentine Jaraud ont suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, accusant la maquilleuse de minimiser la parole des plaignantes : « Donc toutes ces femmes sont juste folles et ont décidé de porter plainte contre Patrick Bruel sans raison ? » écrit une internaute.« Attendez, je suis en train de regarder Sept à Huit là, je suis outrée. Donc toutes les femmes qui accusent Bruel sont des menteuses ? », pointe un autre. « Le pire, ce sont ses proches qui le défendent… (…) Il y a 30 plaignantes », commente un dernier.Certains pointent du doigt le raisonnement de la maquilleuse : « Mais madame, c’est pas parce qu’un homme n’a pas de comportement déplacé avec vous, qu’il n’en a pas avec d’autres femmes », écrit une internaute.Une autre internaute, elle, s’en prend à la stratégie de défense de l’avocat de Patrick Bruel, Christophe Ingrain : « Donc toutes les femmes qui, ne se connaissant pas, décrivent les mêmes faits, d’après son avocat c’est faux parce qu’il a mal au dos… Je sais plus quoi dire, tellement la défense est catastrophique », a-t-elle écrit.