Aller au contenu principalNouveauEn huit ans, le nombre de Français en situation de « mort sociale » a bondi de plus de 150 %. Sur le terrain, l’association « Les Petits Frères des pauvres » se mobilise pour lutter contre l’isolement des plus fragiles. Reportage à Paris auprès de ces « chasseurs de solitude ».Paris (XIIIe), le 21 mai. Angelica, jeune Colombienne arrivée en France pendant la crise sanitaire qui se forme au métier de barista, est bénévole dans le café associatif T-Kawa. LP/Axelle Debaene« Je ne serais pas en vie sans eux. » « Eux », ce sont les bénévoles des « Petits Frères des pauvres », une association qui lutte contre l’isolement social des personnes âgées précaires. Lui, c’est Bernard, 66 ans. La mort de sa femme l’a rendu « barge ». Il s’est retrouvé seul à la rue, « au plus bas ». Deux ans plus tard, il occupe un studio dans la résidence Yersin de l’association, à l’étage des « autonomes », dans le XIIIe arrondissement de Paris. Il paie 350 euros de loyer pour vivre dans une résidence qui lui permet de « voir du monde ».Ce jeudi 21 mai dans la matinée, il est installé au café T-Kawa, en bas de l’immeuble, géré par l’association. À l’intérieur : une exposition de photos au mur, une machine à karaoké et un ordinateur à disposition des clients. Le lieu permet aux personnes seules de tout âge, et sans condition, de se rencontrer autour d’un thé ou d’un café à un euro. La plupart des tables sont occupées.Paris 13eme arrondissementSociété