Publié le 29/05/2026 23:13
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Le temps de la fête des voisins s’ouvre un peu partout en France, avec à la clé des repas de quartiers et des échanges qui démontrent souvent une solidarité réelle. Une entraide trop souvent passée sous silence. Direction Champigny-sur-Marne, en région parisienne.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Ici, à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), il ne manque jamais de bras pour préparer la fête des voisins. Le chef d'orchestre, c'est Manuel Lopes. "Ça fait 12 ans qu'on organise la fête des voisins, donc on commence à être habitués", glisse-t-il. Parmi les convives, ce jour-là, des petits nouveaux. "On est très contents de rejoindre le quartier, et d'apprendre à connaître tout le monde", assurent-ils.Au programme, convivialité, bon esprit et gourmandise. Une bonne ambiance, et même une grande solidarité que l'on retrouve ici toute l'année. Car dans le quartier, tout le monde se connaît.Parmi les voisins rencontrés jeudi 28 mai par l'équipe de France Télévisions, Jacques Boucher. Il portait des bouteilles d'eau. "Je viens voir Monique, qui est une autre voisine que l'on connaît depuis une trentaine d'années", confie-t-il. "Oh génial, bonjour ! Ça va pas trop mal. Et je suis ravie de te voir avec de l'eau", se réjouit-elle. Monique Dal Ponte a 90 ans. Elle habite le quartier depuis 1962. "On sait qu'on peut aller sonner à la porte et que tout le monde sera prêt à nous rendre un petit service", assure-t-elle, avant de remercier Jacques. "C'est un devoir, parce que moi, peut-être que dans dix ans, 15 ans, j'aimerais bien que des voisins viennent me voir, me disent : alors comment ça va ? As-tu besoin de quelque chose ?", avance-t-il.Un peu plus loin, dans un magnifique jardin, Manuel attend Sophie, qui va l'aider pendant son absence avec ses tomates. "Pendant que je ne suis pas là, grosso modo, il faut les arroser au moins tous les deux jours", lui explique-t-il. Puis ajoute : "Je laisse les clés, l'eau est facile à prendre là. Et moi, je fais de même quand elle s'en va en vacances."Des échanges de services et même de matériel, comme le Kärcher. Grand bricoleur, Xavier est connu pour prêter toutes sortes d'outils. "Je n'hésite pas à prêter. C'est mieux de prêter que d'acheter. Et ça crée le lien social aussi", avance-t-il. "C'est très important dans la vie de quartier. Ici, on s'entraide vraiment", abonde Jacques. Les enfants profitent de cette bonne ambiance pour aller jouer les uns chez les autres. "Avec mes copines, on n'est pas loin, donc je peux leur rendre visite dans le quartier. Du coup, c'est pratique", confie une jeune fille. Et les parents du quartier se soutiennent. "Moi, je suis une maman solo, donc j'ai souvent besoin qu'on file un coup de main, qu'on récupère mes filles", illustre l'une d'elles.Ce soir, la fête s'annonce belle. Il devrait faire beau et chaud un peu partout. Dix millions de Français participent chaque année à ce gigantesque banquet.










