Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Lettres de Lettres de Lettres de Ces travailleurs emblématiques de l’immense ville située en région montagneuse sont employés à transporter des marchandises à travers les ruelles escarpées. Mais la modernisation rend obsolète leur fonction longtemps indispensable. Article réservé aux abonnés LETTRE DE CHONGQING Yang Qianhua a fait une petite journée. Il l’a surtout passée à attendre qu’on ait besoin de ses services, mais, en cet après-midi du mois de mai, ça n’a pas pris. Comme lui, quelques hommes patientent, assis sur le trottoir d’une rue juste à l’est du fleuve Yangzi. Certains jouent aux cartes pour passer le temps. Les jeux d’argent sont en principe interdits, mais, pour des montants aussi dérisoires, il y a une tolérance, et eux font partie du décor, avec leurs barres de bambou posées contre le mur. Les porteurs sont devenus un emblème de Chongqing, une immense cité de l’ouest de la Chine qui se distingue par sa verticalité. C’est là, en région montagneuse, que le plus long fleuve d’Asie rencontre la rivière Jialing. Les nouveaux immeubles y paraissent plantés comme des aiguilles à flanc de colline, dominant les vieux quartiers qui descendent jusqu’aux embarcadères sur les eaux brunes. C’est cette topographie si particulière qui a longtemps rendu ces hommes indispensables. On avait besoin d’eux pour décharger les cargaisons des bateaux et les valises des voyageurs, monter dans les ruelles escarpées les marchandises des grossistes et les biens divers des résidents. Pour quelques yuans, les porteurs, appelés « bangbang », mettent sur leurs épaules leur barre de bambou avec, à chaque extrémité, une corde à laquelle ils savent tout accrocher. Puis ils franchissent vaillamment les marches, les ruelles, les allées et les passerelles de cette ville singulière. Il vous reste 74.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
A Chongqing, en Chine, le métier de « bangbang » n’est plus porteur
Ces travailleurs emblématiques de l’immense ville située en région montagneuse sont employés à transporter des marchandises à travers les ruelles escarpées. Mais la modernisation rend obsolète leur fonction longtemps indispensable.
À Chongqing, les « bangbang », porteurs de marchandises aux barres de bambou, disparaissent face à la modernisation de la mégapole. Leur déclin illustre l'impact de la logistique automatisée sur les emplois informels dans les mégapoles chinoises en mutation.










