Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Recherche scientifique Recherche scientifique Recherche scientifique Qualifiés de « laboratoires autodirigés » ou de « coscientifiques », ces outils doivent permettre d’accélérer la recherche, en libérant du temps pour que les scientifiques puissent se consacrer à des missions plus créatives. Article réservé aux abonnés François Lanusse, astrophysicien au CNRS travaillant au CEA Paris-Saclay, s’interroge. « Des IA sont-elles plus futées que nous ? » Avec un groupe de collègues, il a été battu en décembre 2025 lors d’un hackathon, un défi pour programmeurs, par une équipe constituée d’agents, des intelligences artificielles (IA) capables de prendre des décisions, d’utiliser différents outils numériques, d’élaborer des stratégies… de façon autonome. Le défi consistait à trouver les paramètres d’un modèle d’évolution du cosmos capable d’expliquer une série d’observations du ciel influencées par la présence de matière noire. « La nouvelle a fait sensation, même si, en réalité, le résultat victorieux était le fruit d’une collaboration entre ces agents et des humains. Mais ça fait réfléchir ! », remarque-t-il. Il n’est pas le seul, car la vogue pour ces agents artificiels, qui a envahi tous les secteurs de l’économie, touche aussi les sciences. Ils s’appellent Kosmos, Co-Scientist, Denario, Sakana, ChemAgent… et sont les représentants de cette nouvelle famille de « laboratoires autodirigés », de « coscientifiques », d’« IA scientifiques », de « recherche scientifique autonome », censée accélérer la recherche. Ils sont constitués de plusieurs sous-systèmes consacrés à la fouille bibliographique, à l’analyse de données, à la formulation d’hypothèses, à l’écriture de code informatique, au choix d’outils numériques, à la répétition d’essais et d’erreurs, à l’évaluation, à l’écriture de l’article final… et à l’orchestration de toutes ces fonctions bien sûr. La plupart de ces sous-systèmes ont comme cerveau un modèle de langue, comme ceux au cœur de ChatGPT, de Claude ou de Gemini. Mais les agents ne se contentent pas de générer du texte, ils agissent. Le 19 mai, les entreprises américaines Google DeepMind et FutureHouse ont publié de façon indépendante dans Nature les promesses de leurs agents, qui ont notamment proposé des repositionnements de médicaments pour des pathologies comme la leucémie ou la dégénérescence maculaire liée à l’âge. Il vous reste 68.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Les « agents », ces IA qui prennent des décisions de chercheurs
Qualifiés de « laboratoires autodirigés » ou de « coscientifiques », ces outils doivent permettre d’accélérer la recherche, en libérant du temps pour que les scientifiques puissent se consacrer à des missions plus créatives.








