Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement FRANCK HAKMOUN/« L’EST RÉPUBLICAIN »/MAXPPP Économie Économie Économie Conditions de travail Conditions de travail Conditions de travail Par Jules Thomas Publié aujourd’hui à 06h00 Article réservé aux abonnés ReportageDe plus en plus d’emplois salariés sont remplacés par des microentrepreneurs, un phénomène qui s’accroît. Avec un inspecteur pour plus de 10 000 salariés, les moyens de vérification restent limités. Reportage à la foire de Besançon, avec des agents de contrôle. « Bonjour, David Lannareix, inspection du travail. Vous êtes le responsable ? Je peux avoir votre pièce d’identité et celle des personnes qui travaillent pour vous ? » Ces phrases d’approche, David Lannareix et ses deux collègues de l’unité régionale d’appui et de contrôle du travail illégal (Uracti) de Bourgogne-Franche-Comté ont l’habitude de les dérouler. Lundi 4 mai, ils se dispersent dans les allées du grand hall de Micropolis, le parc des expositions de Besançon, où les stands de la Foire comtoise (plus de 400 exposants) sont en cours de montage. « Je suis là pour vous sensibiliser sur le fait que travailler avec des salariés, c’est quelque chose qui doit rester la norme. Vous avez déjà pris des indépendants ? », demande M. Lannareix au patron d’une entreprise qui vend des cheminées et poêles. « Je n’en ai jamais pris, j’ai une autre optique de ce que doit être une entreprise française ! » « Et vous avez tout à fait raison », répond l’inspecteur. Après avoir quitté le stand de l’entreprise, il débriefe : « On sent les choses, je sens qu’eux sont réglo. Les travailleurs se connaissent entre eux, ils ont tous bien l’air salariés de la boîte, même si je vérifierai les déclarations préalables à l’embauche en rentrant au bureau. » Cette visite s’inscrit dans la campagne 2026 de l’inspection du travail sur le recours abusif aux travailleurs indépendants, dans un contexte de constante hausse du nombre de microentrepreneurs : en 2025, selon l’Insee, ils représentaient 65 % des créations d’entreprises. Au troisième trimestre 2025, l’Urssaf dénombrait 1 651 000 microentrepreneurs économiquement actifs (qui déclarent un revenu positif), un niveau record. Il vous reste 83.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.