La révélation de son histoire n’a laissé personne indifférent. Impossible de rester neutre face au courage d’Imane, dont le malheur a été, à peine majeure, de croiser une nouvelle fois la maladie. La jeune femme, qui fêtera ses 20 ans le 29 mai, affronte aujourd’hui un deuxième cancer après avoir déjà vaincu un sarcome agressif à l’adolescence.Coincée dans son lit, dont elle ne sort quasiment plus, l’étudiante en médecine s’affaiblit de jour en jour. À l’inverse de la cagnotte dont doit bénéficier sa famille pour tester le traitement qui pourrait la sauver. Toujours disponible sur la plate-forme de crowdfunding Leetchi (Soutien pour Imane : son combat pour la vie !), dont le montant approchait les 45 000 euros ce dimanche.Encore loin des 72 285 euros nécessaires pour emmener Imane en Espagne, où pourrait l’attendre une nouvelle thérapie, malgré le don de 5 700 euros de la part d’un anonyme : « Cette personne est formidable, comme tous les autres. Ceux qui donnent 1 euro car ils ne peuvent faire mieux, c’est déjà extraordinaire », salue Nadia, la mère d’Imane.« Elle souffre trop »Comme l’explique Nadia, « l’état de santé d’Imane a chuté depuis l’arrêt le 21 avril de son dernier traitement oncologique. Elle est en carence de tout. C’est la conséquence de tout ce qu’elle a subi depuis deux ans. » Un programme riche en vitamines, magnésium, spiruline, et autres fortifiants a été mis en place la semaine dernière. Très affaiblie, la jeune femme a du mal à ingurgiter les cachets.Mardi 19 mai, Nadia a eu des nouvelles de l’Espagne. À l’hôpital d’Alicante, retenu pour ses pratiques innovantes, on est prêt à accueillir Imane pour lui prodiguer une thérapie intégrative, précisément une chimiothérapie associée avec de la thermothérapie. Le transport médicalisé avec l’équipe spécialisée se fera d’abord par la route, avant un vol au départ du Bourget (Seine-Saint-Denis). Pourtant, si les fonds nécessaires, environ 45 000 euros l’aller-retour, sont réunis, il est impossible de programmer l’intervention pour le moment.« Dans son état actuel, il est impensable pour ma fille de se déplacer. Elle souffre trop. Il ne faudrait aucune secousse de la maison jusqu’à son arrivée et je ne sais pas comment faire, se désole Nadia. Même la retourner est devenu un enfer. C’est pour cela que nous avons tous convenu, avec les médecins, de lui redonner des forces. » En attendant, une énième chimio va être mise en place avec une nouvelle molécule.La solidarité du club de judoDans la maison familiale, on essaie de continue à vivre normalement. Les très nombreux messages de soutien affluent au quotidien, principalement sur les réseaux sociaux, afin de soutenir moralement la jeune femme. « Ils sont adorables et nous donnent du courage, souffle Nadia, épuisée. J’essaie de prendre le temps de répondre à chacun. » Les copains de classe, de la maternelle à la fac de médecine, tous ont répondu présent pour tenter d’apporter du réconfort à Imane. Et même les profs : « Imane, tu es le soleil de ma carrière » a écrit l’un d’entre eux.En 2019, Imane (à droite) n'avait pas été touchée par son premier cancer et s'adonnait pleinement au judo dans son club à Boissise-le-Roi. DRAu club de judo, où Imane avait repris une activité sportive après son premier cancer, on s’active désormais pour le grand loto solidaire organisé pour elle le samedi 30 mai. « La salle omnisports, qui peut accueillir 500 personnes, doit être pleine dès 18 heures pour la bonne cause, prévient Geoffrey Godvin, l’entraîneur. On n’a que des beaux lots, grâce aux commerçants et à l’hyper d’à côté. Le club s’est mobilisé en entier avec une cinquantaine de bénévoles. On est tous impatients. »À Boissise-le-Roi, où la jeune femme avait commencé le judo à 10 ans, la mobilisation dépasse largement le cadre du club. Plusieurs judokas de l’équipe de France, dont Clarisse Agbégnénou et Shirine Boukli, ont relayé l’appel aux dons ces derniers jours. La veille du loto, Imane fêtera ses 20 ans.
« Même 1 euro, c’est déjà extraordinaire » : atteinte d’un deuxième cancer à 19 ans, Imane a besoin d’aide
À Boissise-le-Roi (Seine-et-Marne), l’étudiante en médecine espère toujours pouvoir rejoindre l’Espagne pour y suivre une thérapie. Avant le








