La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a annoncé lundi sur France 2 avoir appris vendredi sa mise en examen pour diffamation. Une procédure qu’elle relie à ses déclarations dénonçant « la répression syndicale qui sévit à Tefal car la CGT alerte depuis des mois sur la dangerosité des PFAS » utilisés pour fabriquer les poêles de la marque. L’entreprise n’a pas réagi à ces propos, pour l’heure.Elle affirme également qu’une déléguée syndicale de l’entreprise a été sanctionnée. Une décision que l’organisation entend contester devant les prud’hommes « dans les prochains jours ».« Par cette procédure, Tefal confirme l’ampleur de la répression syndicale et tente de bâillonner les syndicalistes », a-t-elle ajouté. Elle appelle ainsi les pouvoirs publics à « mettre sur le tapis une loi pour protéger la liberté d’expression et la liberté syndicale qui aujourd’hui est en danger. »Déjà mise en examen en décembre 2025En décembre 2025, la leader de la CGT Sophie Binet avait été mise en examen pour « injure publique » après une plainte du mouvement patronal Ethic (Entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance).À voir aussiSophie Binet avait commenté, le 31 janvier sur RTL, des propos tenus quelques jours auparavant par le patron du groupe LVMH (propriétaire du Parisien - Aujourd’hui en France), Bernard Arnault. Le milliardaire avait estimé que le projet de surtaxe du gouvernement « poussait à la délocalisation ». Elle avait alors qualifié les grands patrons de « rats qui quittent le navire » dont « le seul objectif, est l’appât du gain ».
Sophie Binet annonce sa mise en examen pour diffamation après avoir dénoncé la « répression syndicale » chez Tefal
Invitée sur France 2 ce lundi, la secrétaire générale de la CGT a dénoncé une tentative de « bâillonner les syndicalistes » à Tefal.










