Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Quentin Bassetti pour M Le magazine du Monde M le mag M le mag Prisons Prisons Prisons Par Henri Seckel Publié aujourd’hui à 06h00 Article réservé aux abonnés ReportageLes riverains de l’ancienne maison d’arrêt désaffectée depuis 2023 et mise en vente par l’Etat se sont mobilisés pour qu’elle ne soit pas entièrement détruite. Les repreneurs, qui ont jusqu’à la fin mai pour se porter candidats, devront privilégier la préservation du bâtiment historique. A vendre : bien atypique, proche centre-ville, 8 832 mètres carrés sur une parcelle de 1,8 hectare. Travaux à prévoir. Prix – plusieurs millions d’euros – à débattre. La petite annonce n’est pas rédigée exactement ainsi, mais elle existe bel et bien et figure en première position sur le site Internet des cessions immobilières de l’Etat, qui renfloue ses caisses en mettant sur le marché certaines de ses propriétés. En l’occurrence : l’ancienne maison d’arrêt de Caen. Vétuste et surpeuplée, cette prison de 270 places construite à l’ouest de la ville au milieu des champs entre 1899 et 1904, puis rattrapée par l’expansion urbaine, avait été vidée de ses détenus en décembre 2023, et ses derniers relogés dans le flambant neuf centre pénitentiaire de Caen-Ifs, à 8 kilomètres de là. Le bâtiment cruciforme en pierre de Caen, couleur crème, couronné par une imposante verrière, n’est plus qu’un vestige monumental émergeant des pavillons, au bout de la rue du Général-Duparge, dans une perspective saisissante. Bruno Busson, 63 ans, chef cuisinier des lieux pendant trente ans – il a notamment épluché les patates avec un détenu nommé Guy Georges –, fait désormais office de guide occasionnel. Il promène le visiteur à travers cette prison comme on n’en fait plus, ses trois ailes visibles d’un coup d’œil depuis la rotonde centrale, ses trois étages auxquels on accède par des escaliers en bois usés par un siècle de passage, ses coursives tapissées de fientes de pigeons, son mitard et son étonnante chapelle. « C’est bizarre, mais ça a vraiment du cachet, souffle-t-il. J’ai hâte de voir ce qu’ils vont bien pouvoir faire de ce lieu si particulier. » Reconversions spectaculaires Il vous reste 82.32% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
A Caen, l’ancienne prison est à vendre : « C’est bizarre, mais ça a vraiment du cachet »
Les riverains de l’ancienne maison d’arrêt désaffectée depuis 2023 et mise en vente par l’Etat se sont mobilisés pour qu’elle ne soit pas entièrement détruite. Les repreneurs, qui ont jusqu’à la fin mai pour se porter candidats, devront privilégier la préservation du bâtiment historique.












