Un groupe de travailleuses et travailleurs du sexe de Montréal a manifesté samedi, pendant le week-end du Grand Prix, pour réclamer de meilleures conditions de travail.Quelque 200 personnes ont rejoint la manifestation, brandissant des pancartes et scandant des slogans tels que « Pas de danseuses ! Pas d’argent ! » et « Les mauvaises filles aiment les droits des travailleurs ! » alors qu’elles défilaient dans les rues bondées.Adore Goldman, membre du Comité autonome du travail du sexe, a déclaré que les travailleurs souhaitaient la fin des frais de présence que les danseuses sont obligées de payer pour travailler dans les clubs, ainsi que la dépénalisation totale du travail du sexe et l’accès à de meilleures protections du travail.« Ce que nous demandons, ce sont des droits pour les travailleuses du sexe, a-t-elle soutenu. Nous voulons de meilleures conditions de travail, nous voulons la sécurité au travail, nous voulons des lieux de travail hygiéniques, et nous voulons abolir les frais de bar, qui sont des frais que nous devons payer pour travailler dans les clubs de strip-tease. »
Mme Goldman a expliqué que les danseuses de clubs de strip-tease sont généralement considérées comme des travailleuses autonomes, ce qui signifie qu’elles ne sont pas couvertes par la réglementation québécoise en matière de sécurité au travail. Cela signifie, par exemple, qu’elles ne bénéficient pas de congés payés en cas de blessure, ni de congé parental en cas de grossesse.Elle a toutefois précisé que beaucoup sont traitées comme des employées et se voient imposer des règles concernant l’heure de début et de fin de leur service ainsi que les tâches à accomplir.La comité a demandé qu’aucune des personnes interrogées ne soit identifiée par son vrai nom par souci pour leur sécurité, notamment en raison du risque de harcèlement, de violence ou que leurs informations soient divulguées à des fins malveillantes.












