Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement AIMÉE THIRION POUR « LE MONDE » Sport Sport Sport Football Football Football Par Florence Traullé Publié aujourd’hui à 20h24, modifié à 20h28 Article réservé aux abonnés ReportageAu lendemain de la première victoire du Racing Club de Lens en Coupe de France, la ville du Pas-de-Calais, cœur battant du bassin minier, a célébré ses héros. Et la vague Sang et Or a, de nouveau, déferlé sur Lens (Pas-de-Calais). Autour de l’emblématique stade Bollaert-Delelis d’abord, cœur battant de la capitale du bassin minier, où depuis des heures pour certains, s’agglutinent supporteurs du club, Lensois pavoisés, mais aussi des amoureux du ballon rond venus de toute la région, samedi 23 mai, célébrer la victoire en Coupe de France la veille au Stade de France et attendre l’autobus à impériale pour la parade des joueurs. « On l’espérait depuis si longtemps cette coupe » répète en boucle Mathéo Couizdault, 22 ans mais qui explique très sérieusement qu’il l’attendait « depuis 120 ans ». Soit l’âge du Racing Club de Lens, fondé par le patronat minier de l’époque et qui en conserve l’identité, même si les derniers puits de mine ont fermé au début des années 1990. « Vous avez vu la lampe de mineur, dessinée là ? décrypte Michel Duzinski en montrant le blason du club. Et bien, c’est nous ! ». Le bus des vainqueurs se fait attendre, alors on se raconte sa nuit. Il y a ceux qui ont vécu la finale au stade de France et ne se font pas prier pour embellir leur récit « mais pas besoin d’en rajouter, c’était…. y’a pas de mots en fait », résume Aurélie Quiquet qui vient d’acheter un nouveau maillot à la boutique du club, pleine à craquer. Johnny Dewitte, lui, est de ceux qui ont profité de la retransmission du match à Bollaert, sur écran géant. Un stade plein à craquer alors que le match se jouait à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), « y’a pas un autre club qui peut faire ça », tranche ce jeune supporteur. C’est là aussi que les joueurs et le staff sont arrivés à quatre heures du matin pour brandir la coupe devant des tribunes encore pleines. « Notre sang, il est or ! Les Lensois, c’est pas un public, c’est une famille, c’est un peuple ». Johnny le reconnaît, la nuit a été courte, un brin difficile : « J’étais un peu bourré, j’ai perdu ma femme ! J’ai dormi deux heures pour faire retomber l’alcool, c’est bon, je suis au top là ! ». Leur fils Lenzo, quatre ans, fera ses débuts en club de foot à la rentrée prochaine. Bien sûr. Il vous reste 63.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
A Lens, une fête populaire, fière et joyeuse emporte tout après le triomphe des Sang et Or en Coupe de France
Au lendemain de la première victoire du Racing Club de Lens en Coupe de France, la ville du Pas-de-Calais, cœur battant du bassin minier, a célébré ses héros.












