Publié le 23/05/2026 15:50

Temps de lecture : 2min - vidéo : 2min

Il est sur grand écran depuis ses 13 ans. Benoît Magimel présente en compétition à Cannes "Histoire de la Nuit", ainsi que le premier volet du film sur le Général de Gaulle. Il s’est prêté à l’exercice du "Tac au Tac" entre deux montées des marches.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Avez-vous une bonne étoile ?Benoît Magimel : Oui, certainement. Mon prénom, Benoît, ça veut dire : "Béni des dieux". Alors je pense que j'en ai eu une, oui.Un prix d'interprétation à Cannes, quel souvenir en gardez-vous ?Une fois que le rideau s'est refermé, je me suis dit : "Mais il y a des mecs qui ont eu le prix d'interprétation et qu'on n'a plus jamais revus après." Ça existe, ça arrive.Quel enfant étiez-vous ?J'étais un enfant qui voulait être fort, en fait. Il fallait que je sois fort. C'était ce qu'on se disait, il fallait être fort. Quand je me baladais dans la rue, comme j'étais très mince, très maigre, je gonflais toujours le torse.Quels sont les acteurs qui vous ont inspiré ?Il y en a plein. Michel Simon, Jules Berry, Ventura, Gabin... Souvent on dénigre les acteurs de films d'action, les acteurs de films de genre et je trouve que c'est un peu dommage parce que c'est extrêmement dur de jouer dans "L'Arme Fatale". Mel Gibson est un acteur assez fascinant. Bruce Lee, c'est un personnage que j'aurais aimé être aussi.Une bonne raison d'aller voir "Histoire de la Nuit"C'est un film qui va de surprise en surprise. Mais je ne sais jamais vendre les films, vous savez.Quel père êtes-vous ?Je voulais être le meilleur des pères. C'est le métier le plus dur à faire, être parent. Mais la présence, c'est ce qu'il y a de plus important. On ne remplace pas l'absence. Et c'est avec ce métier que c'est difficile.Quel animal pour être réincarné ?Un tigre, ça me va bien en fait, ça me ressemble bien. Non mais c'est quand même beau. Je ne dis pas que je suis un tigre. Je ne pense pas.Incarner le général Kœnig, c'est impressionnant ou exaltant ?Impressionnant. Impressionnant parce que jouer des militaires, être quelqu'un qui est capable d'emmener 3 700 gars avec lui dans le désert en sachant que c'est une mission suicide, ça me mettait beaucoup de doute sur ma capacité à le jouer parce que j'aime bien m'inspirer de choses que je connais et du réel. Et quand c'est aussi extrême, vous n'avez pas de choses auxquelles vous accrochez.Alors le tapis rouge stressant ou amusant ?C'est glamour quand les gens le voient, mais c'est une tannée. J'ai fait une montée des marches la braguette ouverte, mais ça ne s'est pas vu.Si ça n'avait pas marché, vous auriez fait quoi ?Je ne peux pas le dire.