Le compteur affiche 30°C à Paris ce samedi après-midi. Un peu après 14 heures, la station officielle de Météo France, située dans le parc Montsouris, au sud de la capitale, a franchi cette barre pour la première fois de l’année. Entre 14h06 et 14h12 il a fait 30,2°C. Quelques minutes avant 15 heures, ce sont 30,4°C qui ont été relevés. Au milieu de la ville et des immeubles, il faisait alors 31°C.Ce niveau correspond au seuil dit de forte chaleur. Il est atteint alors que le pays subit un assaut de températures élevées en raison d’un air chaud en provenance du sud-ouest de l’Europe et du nord de l’Afrique qui se retrouve bloqué sur le pays en raison de la configuration atmosphérique au-dessus de la France. Ce blocage provoque une élévation progressive du thermomètre jour après jour.Qu’il fasse 30°C à Paris en mai n’est pas du jamais-vu. Il s’agit cependant d’un phénomène qui demeure exceptionnel, loin de se produire régulièrement. Ces dernières années, ce seuil a par exemple été atteint en 2025, en 2020 ou en 2017. Surtout, la spécificité de cette année est que cela s’inscrit dans une longue période de chaleur et pas sur un ou deux jours isolés.Un record de température maximale menacé en début de semaine prochaineCes fortes chaleurs sont parties pour durer au moins plusieurs jours. Paris pourrait rester au-dessus de 30°C jusqu’à mercredi prochain. Le thermomètre devrait continuer d’y monter et approcher les 35°C, soit le seuil de très forte chaleur. Le record historique de température maximale pour un mois de mai serait alors menacé. Il est actuellement de 34,8°C, établis le 29 mai 1944. Paris avait alors connu quatre jours à plus de 30°C avant que le thermomètre baisse de 10°C le 1er juin.Ce ne devrait pas être le cas cette année. Une légère baisse serait envisagée en deuxième partie de semaine prochaine. Mais il s’agirait alors de revenir aux niveaux actuels qui sont déjà supérieurs aux moyennes de saison d’une dizaine de degrés.À voir aussiÀ l’échelle de l’ensemble du pays, Météo France commence à évoquer la piste d’une canicule en raison de prévisions de températures qui sont de plus en plus hautes à chaque nouvelle modélisation. « Il existe un faible risque de passage en vigilance orange pour le paramètre canicule sur les régions du nord-ouest » à partir de lundi et mardi. L’écart serait alors considérable avec la canicule la plus précoce jamais enregistrée. Elle date de 2022 et avait commencé le 16 juin, trois semaines plus tard.