Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique Paris Paris Paris Avec l’élection d’un nouveau maire, une opposition de droite rétrécie et l’arrivée d’une gauche radicale, les rapports de force ont évolué au sein de l’assemblée délibérante parisienne. Article réservé aux abonnés Le Conseil de Paris a beau être resté de gauche et majoritairement socialiste à l’issue des élections municipales de mars, les plaques tectoniques des rapports de force politiques se sont légèrement déplacées, dessinant de nouvelles dynamiques. Emmanuel Grégoire, le maire zélé Il y a trois marches qui mènent à la tribune du Conseil de Paris et le nouveau maire de Paris les enjambe généralement d’un seul pas, dans un bond. Elu en mars, Emmanuel Grégoire (Parti socialiste) n’a jamais eu l’air aussi heureux que depuis qu’il peut s’asseoir dans le fauteuil qu’il a si longtemps convoité. Calé au fond de son siège, les bras croisés ou les mains en clocher, il écoute les interventions avec un œil distrait sur son téléphone, échange des regards complices avec des membres de sa majorité et se prive rarement d’une plaisanterie entre deux prises de parole, pas toujours saisie par son public. S’il préfère être sur le terrain, le nouveau chef de l’Hôtel de ville s’astreint pour le moment à présider quasiment toutes les séances, quand sa prédécesseure, Anne Hidalgo, passait vite la main à ses adjoints. Quitte à friser l’omniprésence et l’hypercontrôle : il tient nombre de conférences de presse lui-même, exige que tout remonte à son cabinet, délègue peu et fait parfois reporter les déplacements presse de ses adjoints parce qu’il veut y participer. Il vous reste 84.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.