« Aucune plaque commémorative, rien », se désole Monika Foussereau devant le numéro 1 de l’avenue Paul-Doumer, à deux pas du Trocadéro, à Paris (16e). C’est ici, dans cet immeuble Art déco qu’il fit construire entre 1932 et 1937, que vécut son grand-oncle, le célèbre coiffeur Antoine de Paris. Les plus anciens occupants se souviennent encore de son génie, des extravagances, aussi, de ce mondain d’origine polonaise, ami de Picasso, Cocteau et Dali. « Ah oui, le monsieur qui dormait dans un lit de verre », lâche une fonctionnaire à la retraite, avant de s’engouffrer dans le hall de l’édifice, qui abrite aujourd’hui les bureaux du designer Philippe Starck.Voilà cinquante ans que le maestro s’est éteint, dans sa campagne natale, en Pologne. Au cimetière de Passy, à Paris, entre les tombes d’une princesse de Monaco – la comédienne Ghislaine Dommanget – et celle d’un aristocrate oublié – le comte Alain de Sérigny, ardent défenseur de l’Algérie française –, a été inhumée une relique : la main droite d’Antoine.
Antoine de Paris, le coiffeur oublié qui créa la coupe garçonne : « Il voulait libérer la femme des carcans »
LE PARISIEN WEEK-END. Star des Années folles, l’inventeur de la coupe courte a contribué à façonner l’image de Mistinguett, Sarah Bernhardt,








