Même si les bolides de la Formule 1 ressemblent parfois plus à des avions de chasse qu’aux voitures que l’on conduit tous les jours, ils continuent d’être la source d’innovations technologiques pas seulement utiles en course automobile. Cela devrait même aider la transition verte, mais pas toujours de la façon qu’on le croirait.On aime bien dire, dans le monde de la Formule 1, que les technologies de pointe développées dans le sport automobile finissent, un jour ou l’autre, par passer « de la piste de course à la route ».Certains automobilistes pourraient toutefois être tentés d’en douter devant le spectacle de ces coûteuses et fragiles bombes de puissance qui ont besoin d’ailes de carbone pour ne pas s’envoler. Pire, on pourrait se demander si, à l’ère de l’urgence du virage climatique, ces petites merveilles d’ingénierie n’iraient pas très exactement dans la direction opposée à une vitesse hallucinante, dans un rugissement de moteurs et une odeur de caoutchouc brûlé.Alexandre Hazboun a beau chercher, il ne comprend pas comment on pourrait remettre en cause la contribution de la Formule 1 aux avancées technologiques du monde de l’automobile. Passionné de F1 depuis l’enfance, l’étudiant en génie mécanique a choisi Polytechnique Montréal en raison de son programme d’échange avec une université suédoise considérée comme une pépinière d’ingénieurs en course automobile. En attendant de pouvoir mettre le cap sur cette université, il fait partie de l’équipe qui conçoit et fabrique une monoplace de course électrique à Poly.