Publié le 22/05/2026 15:00
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Jeudi 21 mai, le premier ministre Sébasbien Lecornu a annoncé doubler la "prime carburant employeur" pour faire face à la flambée des prix à la pompe. Il s'agit d'une aide défiscalisée versée sur décision de l'employeur. Alors qui pourra concrètement en profiter ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Chaque jour, pour aller au travail, Alexis Cologer prend sa voiture. Il fait 45 minutes de route. "C'est possible de faire en transports en commun, mais c'est moins avantageux pour moi. Je prends plus de temps", souligne-t-il. Pourtant, ces trajets lui coûtent de plus en plus cher : "Ça fait quand même mal d'avoir plus 15 euros personnellement par plein, parce que je fais deux pleins par mois, ce qui me fait près de 30 euros. Donc oui, une aide serait vraiment pas mal."Il devrait bientôt recevoir un coup de pouce de son employeur : une prime carburant. Les 10 employés de ce fabricant de fauteuils dentaires de Seine-Saint-Denis n'y avaient pas le droit auparavant. Elle était réservée aux salariés qui n'avaient pas accès au transport en commun. Mais jeudi 21 mai, le gouvernement a supprimé cette condition et a doublé le plafond de 300 à 600 euros.Maxence Wauters, le directeur, se dit prêt à verser cette prime qui est totalement exonérée d'impôts : "C'est ce qui nous incite concrètement. Aujourd'hui, on en parle souvent, c'est le coût du travail en France. Et donc ça finalement, cette approche-là, cette mécanique, automatiquement, elle incite l'ensemble des entreprises, à partir du moment bien sûr où on peut, à redonner directement du pouvoir d'achat aux collaborateurs." Un geste bienvenu également pour Samuel Corceiro, un autre salarié vivant à 35 kilomètres de l'entreprise : "C'est vraiment quelque chose qui est bienvenu au sein de l'entreprise et je pense que tout le monde est content de pouvoir l'avoir."En pleine période d'inflation sur l'énergie, Laurent Vronski, patron d'une PME industrielle à Argenteuil (Val-d'Oise), est bien moins enthousiasmé par le dispositif : "Il y a beaucoup d'entreprises en ce moment qui ne vont pas bien et pour verser des primes, il faut avant tout être en bonne santé et gagner de l'argent. Donc oui, ça paraît sympathique, mais si vous êtes dans une période difficile, ce qui est le cas actuellement pour beaucoup d'entreprises, je pense que malheureusement, ça restera juste une bonne idée."La prime carburant employeur est désormais accessible à tous les salariés. Jusqu'à maintenant, seul un million et demi d'entre eux étaient éligibles.














