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Face à la crise au Moyen-Orient qui percute de plein fouet l'activité économique, Sébastien Lecornu a annoncé ce jeudi 21 mai un "nouveau paquet" d'aides lors d'une conférence de presse, sa première à Matignon depuis sa nomination en septembre.

"Nous n'avons jamais considéré que cette guerre pouvait être courte", a déclaré en préambule Sébastien Lecornu. "Cette guerre va durer, soit de manière froide, soit avec une reprise du conflit", a-t-il assuré, évoquant un scénario "optimiste" avec "une forme de retour à la normale à l'été ou à l'automne" et un scénario "noir", avec "une reprise des frappes, la destruction des sites de production d'hydrocarbures". Mais ce scénario n'est pas celui "retenu" par le gouvernement, a assuré le Premier ministre.

"Le temps devient une arme en tant que telle des belligérants. La pression exercée sur Ormuz est une pression exercée sur l'économie mondiale", a-t-il ajouté.

"Pas de baisse de la fiscalité sur le carburant"Le Premier ministre a indiqué que la stratégie reste la même depuis le début de la crise "cibler celles et ceux qui travaillent". "On ne change pas de philosophie, mais d'échelle (...) l'obsession (du gouvernement) c'est que le pays doit tourner." "Il faut donner des perspectives aux Français et ce jusqu'à l'automne pour certains métiers", a-t-il ajouté, précisant que le gouvernement ne procédera à aucune "baisse générale indiscriminée de la fiscalité sur le carburant".