Publié le 22/05/2026 22:01
Mis à jour le 22/05/2026 22:44
Temps de lecture : 2min - vidéo : 3min
La consommation de carburant a diminué de 14 % en ce mois de mai par rapport à l'an dernier. Un indicateur de plus de l'inquiétude des Français face à la flambée du prix du pétrole. Le gouvernement a engagé plus de 700 millions d'euros, afin de tenter d'accompagner cette hausse. Des aides, mais également une incitation à la prime défiscalisée pour les salariés. Qu'en pensent les Français ? Nous avons tendu le micro aux habitants du Ferré, en Ille-et-Vilaine, qui dépendent de leur voiture pour travailler.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Un axe principal qui traverse le bourg, et dix kilomètres à parcourir pour rejoindre l'autoroute. Retour au Ferré (Ille-et-Vilaine), où la voiture est indispensable, notamment pour se rendre au travail. Alexia Beaupère est assistante maternelle, elle parcourt 80 kilomètres chaque jour. Coût du trajet : 200 euros de carburant par mois. Elle attendait donc beaucoup des annonces gouvernementales : "On est tous un peu dans la même galère. On travaille, donc je ne vois pas pourquoi les travailleurs, comme moi, n'auraient pas le droit à cette aide-là." Elle gagne 1 600 euros par mois, un salaire juste au-dessus du seuil pour bénéficier d'une aide. Elle doit aujourd'hui se restreindre. "En fait, on ne peut pas se faire plaisir comme on pouvait avant, quand la hausse n'était pas encore là. Je sais qu'on prévoit de partir en vacances, le budget va être un peu plus serré que l'année dernière", explique la mère de famille.À quelques kilomètres de là, Pascale Perrier, aide à domicile, a elle aussi besoin de sa voiture au quotidien. Ses indemnités kilométriques vont être revalorisées ; plus 20 centimes par litre de carburant. Mais avec une augmentation de 50 centimes pour le gazole depuis le début de la guerre, ces mesures ne sont pas vraiment une bonne nouvelle. "C'est pas assez, parce que ça ne couvre pas tout. Entre l'assurance, les vidanges, les pneus, les problèmes techniques que la voiture peut avoir, on en met quand même de notre poche", confie-t-elle.Avec neuf interventions par jour, elle craint même de devoir renoncer à certaines tournées les plus éloignées de chez elle. "C'est notre vocation d'être à domicile de toute façon. Donc quelque part, nous, on apporte notre sourire, notre bien-être, notre bienveillance et eux, ils ressentent aussi. Donc quelque part, s'il n'y a plus personne qui vient les aider, ils vont se retrouver tout seuls, démunis face à cette crise aussi", déplore Pascale.Mécontent également, Joseph Beaumont, un chef d'entreprise dans le secteur du BTP. Il peut désormais verser 600 euros par an de prime carburant à chacun de ses salariés, le tout sans payer de charges sociales ou d'impôts. "Je ne pense pas que c'est à nous de faire ça, mais si on devait le faire, c'est quelque chose qui serait, à mon sens, une mesure pansement, parce que traiter le sujet à la source serait nettement plus efficace", estime-t-il.Une baisse des taxes sur le carburant, une mesure attendue par toutes les personnes interrogées aujourd'hui et que le gouvernement se refuse toujours à mettre en place.















