Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Robbie Lawrence pour M Le magazine du Monde M le mag M le mag Scènes Scènes Scènes Par Elise Karlin Publié aujourd’hui à 05h45, modifié à 20h15 Article réservé aux abonnés PortraitDes spectacles à guichets fermés, un récit d’autofiction best-seller, des rôles dans des séries et des films… A 27 ans, Panayotis Pascot collectionne succès et projets, faisant de sa mélancolie et de ses tourments la matière de son humour. Le stand-upeur sera à l’opéra Garnier, à Paris, le 5 juin, avec son deuxième seul-en-scène, « Entre les deux ». Il est bientôt minuit à Lyon et le Grand Café des négociants ne va pas tarder à fermer. Panayotis Pascot, qui a donné, ce soir du 17 mars, deux représentations de son dernier spectacle à l’ancienne Bourse du travail, est fatigué. Le dîner n’a pas duré, et il enfile son blouson sur son sweat à capuche quand l’un des serveurs lui lance, après l’avoir salué : « Vous étiez marrant à la télé ! » La télé ? Voilà presque dix ans maintenant qu’il a démissionné de la chaîne TMC, sur laquelle il a assuré pendant une année une chronique hebdomadaire loufoque et décalée dans « Quotidien ». L’humoriste ne le montre pas, mais son équipe le sait : ce renvoi à celui qu’il était autrefois ne lui fait guère plaisir. Car en dix ans, « Pana », comme l’appellent tous ses proches, a vécu mille vies, laissant la première loin derrière lui : il est désormais auteur, stand-upeur, acteur, réalisateur, producteur, DJ à ses heures – un véritable « petit pays » à lui tout seul, plaisantent ses amis. Et pour effacer de nos rétines de téléspectateurs le visage de l’adolescent propret, gentiment coiffé avec sa raie de côté, il porte désormais la moustache et les cheveux plus longs. Son deuxième spectacle, comme le premier, se joue à guichets fermés, à Paris et en province. Son livre, La prochaine fois que tu mordras la poussière (Stock, 2023), est devenu un best-seller, vendu à plus de 330 000 exemplaires, tous formats confondus (chiffre GFK). La pièce du même nom, montée par son frère Paul Pascot en 2024, a connu le même succès ; elle sera reprise au Festival d’Avignon cet été. Il vous reste 92.42% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.