Il a fait le déplacement. Ce qui est déjà une petite victoire pour les Clermontois. Philippe Tabarot, le ministre des Transports, a rencontré ce vendredi 22 mai 2026 les associations et les élus locaux à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) pour faire le point sur la situation de la ligne Clermont-Paris, la « pire ligne de France » selon ses usagers.Il a confirmé l’arrivée des nouvelles rames Oxygène attendues en 2027, ce qui a rassuré les représentants des usagers. « On prend un nouveau décalage de deux mois, mais les nouveaux trains arrivent. Enfin ! », réagit Stéphanie Picard, porte-parole des Usagers du Clermont-Paris. Après la livraison de ces rames, la SNCF prévoit d’abaisser le temps de parcours à 3h06 en direct, et à 3h15 avec les arrêts intermédiaires.« La stabilité ministérielle a du bon. C’est la première fois qu’on revoit un ministre deux fois de suite », sourit Stéphanie Picard, qui a réclamé le gel des tarifs lorsque sera établie la prochaine grille tarifaire, en décembre. Cette ligne reçoit 40 % de subventions, a répondu le ministre, qui n’imagine pas augmenter cette aide. Autrement dit, les voyageurs paient 60 % du fonctionnement de la ligne.« Tout ça est déjà connu »Autre sujet évoqué : la santé de l’infrastructure. Le ministre a annoncé une nouvelle tranche de travaux de 450 millions d’euros entre 2028 et 2031 pour y remédier. Cela devrait permettre d’améliorer la ponctualité des trains, alors que la SNCF annonce un taux de 85 % sur la ligne. Mais « c’est oublier les trains supprimés », s’agace Stéphanie Picard.Selon le représentant des usagers, après cette rencontre avec le ministre, « on reste un peu sur notre faim. Le diagnostic de la ligne et les annonces de livraison de rames, tout ça est déjà connu. Mais, au moins, il y a un dialogue ».Des études sont par ailleurs toujours en cours au sein de la SNCF. Elles visent à améliorer certains points noirs. La compagnie ferroviaire a promis aux usagers un nouveau point d’étape à la rentrée prochaine.Au-delà de la seule ligne Clermont-Paris, l’enjeu est de défendre « l’étoile ferroviaire clermontoise », réagit pour sa part Delphine Cabelguenne, vice-présidente de l’association LeTrain634269, en référence aux numéros des départements traversés par la ligne Clermont-Lyon. Aujourd’hui, ce trajet n’est pas en ligne droite, mais fait un détour par Vichy (Allier) et Roanne (Loire), ce qui allonge le temps de parcours et renchérit le prix du billet. Pour réactiver la ligne directe entre Clermont-Ferrand et Lyon, l’association demande plutôt la réouverture du tronçon Thiers-Boën. « Clermont ne doit pas devenir un cul-de-sac ferroviaire », plaide la porte-parole.Derrière un collectif baptisé « les oubliés du train », une quarantaine d’associations de tout le Massif central appellent toujours à un rassemblement, ce samedi 30 mai, devant la gare de Clermont-Ferrand.
Ligne de train Clermont-Paris : le ministre des Transports confirme l’arrivée de nouvelles rames en 2027
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a rencontré ce vendredi 22 mai les élus locaux et les associations d’usagers de la ligne de tr








