Le centre technique de Massena où les équipes de la SNCF réparent et préparent les trains de nuit au départ de la gare d’Austerlitz, à Paris. DIMITAR DILKOFF/AFP

Promis à une disparition certaine, sauvés in extremis en 2020, les trains de nuit joueront-ils demain un rôle plus important dans la mobilité en France ? L’organisation non gouvernementale Réseau Action Climat (RAC) entend démontrer que ce moyen de transport – qui fut majeur jusqu’aux années 1980 – est tout à fait adapté aux enjeux de mobilité actuels et futurs. Malgré les problèmes opérationnels, les retards, les annulations et l’offre famélique, plus d’un million de voyageurs ont pris un train de nuit en 2024 en France, note le RAC dans une étude publiée mardi 27 mai, dans laquelle sont compilées les données issues des comités de suivi de chacune de ces lignes.

Un million de voyageurs, c’est peu par rapport aux TGV qui en ont transporté 130 millions la même année. Mais, note le RAC, le nombre de voyageurs est revenu au niveau des années 2014-2015, une période où il y avait trois fois plus de voitures de nuit à la disposition de la SNCF et de l’Etat, autorité organisatrice de ces trains dits d’« équilibre du territoire » (TET). Plus de voyageurs dans des trains moins nombreux signifie que ces derniers sont mieux remplis. « Le taux d’occupation des trains de nuit atteint désormais 76 % en moyenne, et jusqu’à 86 % sur Paris-Toulouse, la ligne la plus fréquentée », écrivent les auteurs du rapport.