Au lendemain de l’électrochoc de l’annonce d’un référendum albertain, Mark Carney tente de calmer le jeu et vante les mérites du fédéralisme coopératif auprès de la population de la province.« Le Canada fonctionne, et fonctionne dans un esprit de fédéralisme coopératif pour améliorer le pays », a déclaré le premier ministre vendredi matin, depuis la Bibliothèque du Parlement, à Ottawa. « Nous sommes en train de rebâtir le pays au fur et à mesure que nous avançons. Et il est essentiel que l’Alberta soit au cœur de cet effort. »Jeudi soir, la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a annoncé que les citoyens de sa province se prononceraient sur la place de l’Alberta au sein du Canada le 19 octobre prochain. Dans le cadre d’une question à choix multiples, ils devront trancher soit en faveur du maintien de leur province au sein du Canada, soit en faveur de la tenue d’un futur référendum contraignant sur la séparation.La question posée lors du référendum sera la suivante : « L’Alberta doit-elle rester une province du Canada ou le gouvernement de l’Alberta doit-il entamer le processus légal requis par la Constitution canadienne pour tenir un référendum provincial contraignant sur la question de savoir si l’Alberta doit se séparer du Canada ? »Danielle Smith doit tenir une conférence de presse plus tard cet après-midi.Le premier ministre canadien n’a pas abordé directement la question du référendum albertain, mais il a longuement insisté sur les contributions de l’Alberta et des autres provinces canadiennes. « Le Canada est le plus grand pays du monde, mais il peut être meilleur. Et nous travaillons à l’améliorer. Nous travaillons avec l’Alberta pour y parvenir », a-t-il déclaré.Le chef de l’opposition officielle, Pierre Poilievre, a déclaré jeudi qu’il incombait au premier ministre de préserver l’unité du pays, tant dans le contexte du référendum albertain que d’un éventuel référendum québécois.