L’Italie, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont appelé vendredi Israël à cesser d’étendre ses colonies en Cisjordanie, ont condamné la violence des colons et ont mis en garde les entreprises candidatant à des marchés de construction.« Nous appelons le gouvernement israélien à mettre fin à l’expansion des colonies et de ses pouvoirs administratifs, à veiller à ce que les colons auteurs d’actes de violence répondent de leurs actes et à enquêter sur les allégations visant les forces israéliennes », insistent les quatre pays dans un communiqué commun, rappelant que « les colonies israéliennes en Cisjordanie sont illégales ».« La situation en Cisjordanie s’est significativement détériorée »« Au cours des derniers mois, la situation en Cisjordanie s’est significativement détériorée. La violence des colons a atteint des niveaux sans précédent », rappellent les dirigeants européens dans leur déclaration commune.« Les politiques et les pratiques du gouvernement israélien, notamment la poursuite du renforcement du contrôle israélien, compromettent la stabilité et les perspectives d’une solution à deux États », ajoute le communiqué.Rome, Paris, Londres et Berlin appellent également à « lever les restrictions financières imposées à l’Autorité palestinienne et à l’économie palestinienne ».« Nous nous opposons fermement à ceux, y compris des membres du gouvernement israélien, qui prônent l’annexion et le déplacement forcé de la population palestinienne », poursuit le communiqué.Un projet pour couper en deux la Cisjordanie occupéeIsraël a approuvé en août 2025 le projet E1 qui coupera en deux la Cisjordanie occupée et compromettra toute continuité territoriale d’un éventuel État palestinien à venir. L’appel d’offres pour construire 3 400 logements sur une zone de 12 km2 située à l’est de Jérusalem a été publié en décembre par l’Autorité foncière israélienne.L’ONU, l’Union européenne et de nombreux dirigeants ont exhorté Israël à renoncer à ce projet.« Les entreprises ne devraient pas candidater à des marchés de construction sur E1 ou sur d’autres projets de colonies », préviennent encore les quatre États européens, mettant en garde ces sociétés contre les « conséquences juridiques (…) liées à leur participation à la construction de colonies ».Le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande ont ensuite annoncé avoir également souscrit à ce communiqué conjoint.