Alors qu’une aile du château menace de s’effondrer, Nicolas de Villiers, président du Puy du Fou, a proposé une aide d’une centaine de millions d’euros. Le ministère de la Culture lui a opposé une fin de non-recevoir. Le château de Chambord cherche des fonds pour réhabiliter son aile François Ier, un chantier estimé à 37 millions d’euros. Léonard de serres/ONLYFRANCE.FR Par Télérama, avec AFP Publié le 22 mai 2026 à 14h33 Une manœuvre de plus dans la bataille culturelle. Le Puy du Fou, parc d’attraction créé par le souverainiste Philippe de Villiers, a proposé de rénover et d’exploiter le château de Chambord, joyau du patrimoine français en quête de fonds pour sa restauration, ce que le ministère de la Culture a refusé. Le président du Puy du Fou, Nicolas de Villiers, a proposé « de monter à Chambord un projet sur le modèle du Puy du Fou » quand il a « appris que le château de Chambord lançait un appel au secours », a-t-il expliqué à l’AFP, confirmant une information du Figaro Magazine. « Si le Puy du Fou appliquait son modèle dans le cadre d’un partenariat public-privé avec l’État, nous pourrions, j’en suis convaincu, attirer probablement plus d’un million de visiteurs et ainsi financer la rénovation du château », a argué Nicolas de Villiers, fils de Philippe de Villiers. À lire aussi : Le Puy du fou en flagrant délit de faux Le château de Chambord cherche des fonds pour réhabiliter son aile François Ier, qui menace de s’effondrer, un chantier estimé à 37 millions d’euros. Une première phase à 12 millions d’euros est financée via des fonds publics et un appel aux dons des visiteurs. Il est visité par 1,2 million de personnes chaque année. Nicolas de Villiers a indiqué que sa proposition a été dans un premier temps accueillie avec « enthousiasme » par le directeur de cabinet de la ministre de la Culture, que le dossier est remonté jusqu’à l’Elysée et que le ministère de la Culture a finalement opposé une fin de non-recevoir, justifiée par le fait que « l’élection présidentielle a lieu dans un an, l’État ne souhaite pas prendre la moindre initiative en matière de politique culturelle ». Une centaine de millions d’euros Selon une question écrite, transmise à l’AFP, de la députée non inscrite de Vendée Véronique Besse, proche de Philippe de Villiers et elle-même bénévole au Puy du Fou, son fils Nicolas a proposé « une contribution pouvant atteindre une centaine de millions d’euros pour la restauration et la valorisation du site ». Contacté par l’AFP, le ministère de la Culture a rappelé que « l’Etat est engagé dans la restauration du château de Chambord et finance sa restauration ». La direction du château de Chambord s’est refusée à tout commentaire. Le parc vendéen du Puy du Fou a été créé en 1989 par Philippe de Villiers, qui avait apporté son soutien au candidat Eric Zemmour lors de l’élection présidentielle de 2022. À lire aussi : Les travaux d’urgence du château de Chambord seront-ils financés avant qu’il ne s’écroule ? Arts Société Extrême droite Patrimoine Politique culturelle Patrimoine culturel Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner