Un commissariat de l’agglomération lyonnaise, en février 2026 (photo d’illustration). ALEX MARTIN / AFP
Le nombre de victimes mineures enregistrées par les forces de l’ordre a bondi de 77 % entre 2016 et 2025, avec notamment une forte hausse (+ 156 %) des « infractions à caractère sexuel », selon des données publiées vendredi 22 mai par le ministère de l’intérieur.
Sur la même période, le nombre de mineurs mis en cause a, en revanche, diminué de 15 % « alors que celui des majeurs mis en cause a augmenté (+ 38 %) », note le service statistique du ministère de l’intérieur (SSMSI). En 2016, les mineurs représentaient 6 % des victimes enregistrées par la police ou la gendarmerie nationales contre 9 % en 2025.
L’an dernier, 290 200 mineurs victimes ont été enregistrés par le SSMSI, dont 62 % pour « atteintes physiques, verbales et psychologiques », 26 % pour « infractions à caractère sexuel » et 8 % pour « atteintes aux biens sans violence ». En dix ans, le nombre de victimes mineures d’« infractions à caractère sexuel » (+ 156 %) et de « violences physiques » (+ 112 %) a bondi, tandis que celui pour « atteintes aux biens » a diminué de 50 %.
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