Dans cette école du XVe arrondissement, la première affaire de violences avait fait grand bruit dans les médias français. Des investigations sont en cours après de nouvelles accusations de violences sur deux élèves, dans l’école publique parisienne des Frères Voisin où une institutrice avait déjà été condamnée pour avoir frappé une fillette, a révélé une source proche du dossier.Alors que la capitale est tourmentée par le plus gros scandale de violences dans le périscolaire qu’elle ait jamais connu, ces nouvelles investigations ont été lancées après une plainte déposée début mai par une mère de famille, qui dénonce des violences sur deux de ses fils, à caractère sexuel pour l’un d’entre eux. L’avocate de cette famille, Vanessa Edberg, a pointé « un contexte particulièrement préoccupant autour de cette école ».En février 2025, une enseignante de l’école publique des Frères Voisin, âgée de 52 ans, avait été condamnée à 3 000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis, pour avoir porté un coup à une enfant de trois ans. Cette enseignante, suspendue depuis par l’Éducation nationale, n’est pas visée par la nouvelle plainte.« Saignements », « douleurs »…Dans la nouvelle affaire, la mère de famille a expliqué aux policiers qu’en décembre 2023, son aîné, alors âgé de six ans, était rentré de l’école en se plaignant « de douleurs à l’anus » et présentait « des saignements assez importants » à ce niveau, selon des éléments de l’enquête.Cette mère de famille a également affirmé aux policiers que son cadet, sept ans aujourd’hui, avait été victime de violences. Né prématuré, l’enfant présente des troubles émotionnels et sa mère reproche à l’école de ne pas « considérer son état ».VidéoScandale du périscolaire à Paris : vague d’interpellations à l’école Saint-DominiqueElle accuse notamment son maître en maternelle de l’avoir insulté et frappé et dénonce des violences qui auraient perduré avec une autre maîtresse, celle que son grand frère avait en classe lorsqu’il était rentré chez lui avec des saignements.De son côté, l’école avait signalé à l’académie un comportement violent du cadet envers ses professeurs.L’enquête en est à ses débuts : les mis en cause, qui bénéficient de la présomption d’innocence, n’ont pas encore été entendus sur leur version des faits.« La gravité des nouveaux faits dénoncés impose qu’une enquête particulièrement approfondie soit menée afin que toute la lumière soit faite sur ce qui se passe dans cette école depuis des années », a insisté Me Edberg.Le rectorat de Paris n’a pas encore commenté, tandis que la direction de l’établissement n’a pas souhaité s’exprimer, faisant valoir son devoir de réserve.Selon une autre source proche du dossier, le maître qui fait l’objet d’accusations n’exerce plus aux Frères voisin : l’équipe a été renouvelée dans sa grande majorité depuis la première affaire dont le « traitement médiatique » a « fortement affecté » les enseignants.