LE PARISIEN WEEK-END. La terre battue a fait son apparition sur les courts de tennis en 1880. Le tournoi parisien du Grand Chelem, dont la « quinzaine » s’ouvre ce dimanche, s’est toujours déroulé sur cette surface, aussi exigeante pour les joueurs que pour les artisans qui l’entretiennent.Pour recouvrir les courts de terre battue, les techniciens parsèment la brique pilée à la pelle, en lui donnant un mouvement pendulaire, afin de recouvrir le sol de façon homogène. Guillaume Amat / FFT On reconnaît sa couleur entre mille. Cet ocre, si caractéristique de la terre battue, qui évoque autant l’effort que les jolis jours de mai, apparaît au bout du couloir menant au court Suzanne-Lenglen. En ce matin d’avril, une petite équipe s’active dans la deuxième plus grande enceinte du stade Roland-Garros.Tous les ans, quelques semaines avant le début du tournoi du Grand Chelem, chaque terrain est refait à neuf avec une précision d’orfèvre. Bientôt, les chaussures de tennis glisseront, les balles laisseront des marques incontestables sur les lignes blanches et les champions y traceront leur destinée.