Emmanuel Moulin, jusqu’à récemment bras droit d’Emmanuel Macron, devient gouverneur de la Banque de France. L’ancien président macroniste de l’Assemblée nationale Richard Ferrand ? Il est président du Conseil constitutionnel. L’ex-ministre Amélie de Montchalin ? Elle est la nouvelle présidente de la Cour des comptes. Marc Guillaume, ancien secrétaire général du gouvernement ? Il a été nommé à la tête du Conseil d’État. Selon les calculs de Mediapart, plus d’une vingtaine d’anciens députés macronistes ont été recasés à des postes clés ces dernières années. En mai 2027, le double quinquennat d’Emmanuel Macron sera terminé. En attendant, le président nomme ses fidèles à tout va aux plus hautes fonctions de l’État. Des fidèles qui seront toujours en poste après lui. Certes, la Constitution le permet. Mais que deviennent les contre-pouvoirs ? Quels conflits d’intérêts et tractations cela révèle-t-il ? Est-ce vraiment démocratique à un an du scrutin présidentiel ? Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, préparée avec Antton Rouget et Raphaël Gribe Marquis. Nos invité·es : Pauline Graulle, journaliste à Mediapart ; Lauréline Fontaine, professeure de droit public et constitutionnel à la Sorbonne-Nouvelle, autrice de La Constitution au XXIe siècle. Histoire d’un fétiche social (éditions Amsterdam, 2025) et La Constitution maltraitée. Anatomie du Conseil constitutionnel (éditions Amsterdam, 2023) ;Antton Rouget, journaliste à Mediapart ; Yann Philippin, journaliste à Mediapart.